Le télescope spatial Kepler a découvert à ce jour plus de 2.000 exoplanètes potentielles. 26 de ces planètes qui tournent autour d’autres soleils que le nôtre viennent d’être confirmées au sein de 11 systèmes stellaires.

Le télescope spatial Kepler (illustration).
Crédit : NASA
Depuis 2009, Kepler observe la même région du ciel, scrutant la moindre variation de luminosité de 155.453 étoiles. Or, une baisse temporaire de l’éclat de ces autres soleils peut être causée par le fait qu’une planète passe devant, bloquant du coup une partie de la lumière. C’est ce qu’on appelle la méthode des transits (la planète transite devant l’étoile autour duquel elle tourne). À ce jour, le télescope spatial de la NASA cumule près de 2.300 «candidats planétaires», c’est-à-dire des baisses de luminosité qui présentent les caractéristiques d’autres mondes passant devant leur soleil. Toutefois, avant de «valider» ces exoplanètes, il faut vérifier leur existence avec d’autres méthodes, notamment en utilisant des télescopes au sol. C’est ainsi que l’agence américaine a annoncé le 26 janvier que 26 planètes réparties sur 11 systèmes stellaires venaient d’être confirmées.

Le catalogue des exoplanètes (planètes qui tournent autour d’autres soleils que le nôtre) de Kepler rangé par étoiles (même colonne). En vert, les 26 nouveaux mondes. En bleu, à gauche, les planètes de notre système solaire pour comparaison de taille (Sol-b pour Mercure, Sol-c pour Vénus, Sol-d pour la Terre, Sol-e pour Mars, Sol-f pour Jupiter, Sol-g pour Saturne, Sol-h pour Neptune et Sol-i pour Uranus).
Crédit : NASA
Quelle variété !
La nouvelle moisson certifiée de Kepler se distingue par sa grande variété. Si toutes ces planètes orbitent proches de leur étoile (plus près que Vénus ne l’est de notre Soleil), leur taille en revanche va de 1,5 fois la Terre à plus grande que celle de Jupiter (la plus volumineuse de notre système solaire). Quinze d’entre elles présentent un diamètre compris entre 1,5 Terre et Neptune. Sur ces mondes, l’année dure de 6 à 143 jours terrestres. D’autres observations seront nécessaires pour déterminer quelles exoplanètes sont de nature gazeuse ou tellurique (c’est-à-dire rocheuse comme notre propre planète). Les 11 systèmes, tous situés dans notre voisinage galactique immédiat puisque Kepler «voit» jusqu’à environ 3.000 années-lumière, contiennent chacun de 2 à 5 planètes.
La vidéo ci-dessous explique comment en mesurant les temps de transit, on parvient à détecter le fait qu’il y a une ou plusieurs planètes autour d’une même étoile.
Comme nous l’avons écrit précédemment, aucun de ces mondes n’est plus éloigné de son étoile que Vénus ne l’est de notre Soleil (soit 108 millions de km contre 150 millions pour la Terre). En conséquence, nous sommes en présence de systèmes planétaires plutôt «compacts». À tel point que les astronomes ont remarqué que, ces exoplanètes se perturbent mutuellement du fait de l’interaction gravitationnelle, provoquant accélération ou décélération dans leur révolution autour de leur étoile. À ce titre, le système Kepler-33 se distingue avec ses 5 mondes qui tournent autour d’une étoile plus vieille et plus massive que la nôtre. Et ces 5 planètes évoluent dans un espace plutôt «restreint» (en terme de distances astronomiques bien évidemment) puisque toutes sont plus proches de leur étoile que Mercure ne l’est du Soleil. Et pourtant, Mercure est la planète du système solaire la plus rapprochée de notre astre du jour !
Résonance orbitale
Les scientifiques ont également remarqué des phénomènes dits de «résonance orbitale», soit lorsque des objets tournent autour d’un autre avec des périodes de révolution dont le rapport est une fraction simple. Ainsi, pour les 5 systèmes Kepler-25, 27, 30, 31 et 33, il a été détecté une paire où la planète la plus proche de l’étoile fait exactement deux fois le tour de son soleil tandis que la planète plus lointaine ne fait qu’une seule orbite. Pour les 4 systèmes Kepler-23, 24, 28 et 32, le monde le plus proche accomplit trois révolutions tandis que celui placé plus loin en accomplit deux. La «résonance orbitale» n’est pas une nouveauté et notre propre système solaire exhibe d’ailleurs un bel exemple avec Neptune qui réalise 3 fois le tour du Soleil tandis que Pluton n’en accomplit que 2.
La vidéo ci-dessous est une animation montrant comment ces 26 nouveaux mondes de Kepler tournent autour de leur étoile respective.
Publié le 27 janvier 2012
Article source: http://www.enjoyspace.com/fr/news/26-planetes-et-11-systemes-pour-kepler
Le 25 janvier 2004, le rover de la NASA Opportunity se posait sur la planète rouge. Conçu pour travailler au minimum 90 jours, il fonctionne toujours ! En 8 ans il a déniché des indices en faveur de la présence d’eau liquide dans le passé de Mars.

Le rover Opportunity sur Mars (illustration pour le rover, la photo de la surface de Mars est réelle et issue des clichés d’Opportunity).
Crédit : NASA/JPL
Nous sommes le 25 janvier 2004 à 05h05 Temps Universel : 21 jours après son jumeau Spirit, le rover Opportunity arrive à la surface de Mars en utilisant une technique d’atterrissage basée sur des ballons gonflables. La vidéo ci-dessous, résume son voyage, de son décollage le 7 juin 2003 à son arrivée sur la quatrième planète.
Eagle Crater : un superbe coup de golf !
Alors que Spirit s’est posé dans l’immense cratère Gusev de 166 km de diamètre qui s’avère être parsemé de roches d’origine volcanique, Opportunity se loge au sein d’un petit cratère de 22 m de diamètre et de 3 m de profondeur. Très rapidement, avec les premières images et analyses, les scientifiques se rendent compte que la bordure du cratère expose des roches qui montrent que cette région dite Meridiani Planum a pu autrefois (comptez en centaine de millions voire 2 ou 3 milliards d’années) héberger de l’eau liquide ou même être le fond d’un océan.

Alors qu’il sort du cratère Eagle, Opportunity le photographie. On note au centre sa plateforme de transport.
Crédit : NASA/JPL
Le cratère est baptisé Eagle Crater (le cratère Aigle) en hommage au Module Lunaire Eagle de la mission Apollo 11 (les premiers hommes sur la Lune en 1969), mais aussi parce qu’en golf, un Eagle signifie qu’on a atteint le trou en deux coups en dessous du par (le nombre de coups théorique pour y arriver). Et sur un par 3, ça donne «un coup en un», geste magique que tout golfeur rêve de faire et qu’Opportunity vient de réaliser sur le plan scientifique : envoyé pour trouver des preuves géologiques du «passé humide» de Mars, il débusque du premier coup un des indices les plus convaincants !

Opportunity ensablé ! Bien que doté de 6 roues motrices, le risque était réel que le rover resta à jamais prisonnier de ce piège. Avec patience et astuce, ses «pilotes» l’ont sorti de ce mauvais pas.
Crédit : NASA
De la chance, mais surtout beaucoup de persévérance
Quelle chance pourrait-on juger… Toutefois, l’incontestable réussite d’Opportunity après 8 ans passés sur la planète rouge (record d’activité d’une sonde sur Mars, qu’elle soit mobile ou immobile) doit aussi énormément à la persévérance de tous ceux qui ont travaillé à l’élaboration de cette machine et de son jumeau Spirit (qui a cessé d’émettre le 22 mars 2010) ainsi que la détermination des responsables scientifiques à la tête de laquelle opère Steve Squyres, par ailleurs ardent promoteur de la nécessité d’envoyer des astronautes là-bas dans le futur.

Panoramique du cratère Victoria (800 m de diamètre) que le rover Opportunity explora de 2006 à 2008.
Crédit : NASA/JPL
En effet, le programme Mars Exploration Rover de la NASA a connu avant même son double décollage (Spirit et Opportunity sont partis sur deux fusées distinctes) des écueils sérieux. Ainsi, les ballons gonflables prévus pour amortir l’arrivée au sol se déchiraient lors des tests. Bien que cette technique novatrice ait été testée avec succès avec la mission Mars Pathfinder en 1997, les masses en jeu n’étaient plus les mêmes : 264 kg pour l’atterrisseur Pathfinder et 533 kg pour celui de Spirit et Opportunity (les rovers ont chacun une masse de 185 kg). Ce n’est pas tout. Quelques mois avant les envols, les parachutes n’étaient pas prêts. Lors de tests, ceux prévus ne tenaient pas le choc au moment du déploiement ! De plus, le budget total de la mission dépassa les prévisions, mais la NASA accepta la rallonge financière nécessaire. Nul doute qu’aujourd’hui ce choix ne souffre d’aucune critique !

En 2005, Opportunity examine le bouclier thermique (photo de gauche) de son vaisseau porteur (qui s’était écrasé à surface de Mars lors de l’atterrissage comme prévu) et découvre cette étrange roche baptisée «Heat Shield Rock» (pour «roche du bouclier thermique, photo de droite). Il s’avère qu’il s’agit là de la première météorite identifiée sur une autre planète que la Terre !
Crédit : NASA/JPL/Enjoy Space
Enfin, s’il convient de saluer la performance de fiabilité des rovers et notamment d’Opportunity, un exploit de ses concepteurs et fabricants, il faut tout autant pour ce huitième anniversaire rendre hommage à ces «pilotes», techniciens, ingénieurs et scientifiques qui ont eu sans cesse à faire des choix en vue d’atteindre des objectifs de recherche tout en prenant les bonnes décisions sur les trajets à suivre (un délicat équilibre entre risque et prudence afin d’examiner ce qui mérite de l’être). Et les obstacles n’ont pas manqué comme lorsqu’Opportunity s’ensabla, ce qui nécessita de mettre au point des manoeuvres de dégagement avec sang-froid sans tomber dans le piège de la précipitation. La vidéo NASA ci-dessous célèbre les 8 ans du rover sur Mars.
Quartier d’hiver pour Opportunity
Huit ans après son arrivée, Opportunity continue à ramener des analyses pertinentes et même spectaculaires. Ce fut ainsi le cas récemment avec la découverte d’une veine de gypse qui s’est formée autrefois lorsque de l’eau liquide a été au contact de roches volcaniques. Selon Steve Squyres, c’est «le genre de choses qui fait que les géologues bondissent de leur chaise» (voir cet article).

La bordure du cratère Endeavour qu’Opportunity a mis 3 ans à atteindre. Le rover cumule aujourd’hui 34 km parcourus sur Mars.
Crédit : NASA/JPL
Mais en huit ans, les panneaux solaires du vaillant rover sont de plus en plus recouverts de poussière martienne, ce qui diminue leur efficacité. À moins qu’une petite tempête ne vienne providentiellement souffler sur les cellules photovoltaïques pour les nettoyer (ce qui est déjà arrivé !), Opportunity doit cette fois-ci prendre des dispositions spéciales pour survivre à son cinquième hiver martien (sur cette planète, les saisons sont deux fois plus longues que sur Terre), même s’il évolue dans l’hémisphère sud assez proche de l’équateur. Ses «pilotes», l’ont donc garé sur une petite pente orientée vers le nord afin d’optimiser l’angle avec lequel les panneaux recevront les rayons du Soleil qui sera plus bas sur l’horizon. L’endroit a été baptisé Greeley Haven en hommage à Ronald Greeley (1939-2011), un planétologue de l’Arizona State University (université qui participe activement à la mission avec le JPL de la NASA).

Photo prise depuis Greeley Haven où Opportunity va passer la saison hivernale tout en continuant à faire de la science.
Crédit : NASA/JPL
La science ne sera pas mise en repos pour autant. Le rover étudiera, sans bouger, la zone où il se trouve au bord du cratère Endeavour de 22 km de diamètre (un objectif qui demanda une longue route entamée à la mi-2008). De plus, en émettant des signaux radio avec son antenne à grand gain reçus sur des radiotélescopes sur Terre, les scientifiques comptent traquer les infimes «imperfections» de rotation de Mars sur elle-même. Celles-ci trahiront la structure interne de la planète, ce qui permettra de mieux la connaître.
Notons qu’en août 2012, Opportunity ne sera plus le seul rover en action sur Mars. Il sera rejoint par l’imposant MSL-Curiosity qui transporte deux instruments français (voir la vidéo EnjoySpaceTV ci-dessous).
Et dès le 11 février, la Cité de l’espace de Toulouse, vous propose une toute nouvelle exposition dédiée à l’exploration de Mars avec notamment des maquettes taille réelle des trois types de rovers qui ont roulé sur cette planète : Le petit Sojourner de Mars Pathfinder, Opportunity (ou Spirit, les deux étant identiques) et bien évidemment Curiosity aussi gros qu’une voiture citadine.

Bien d’autres découvertes, expériences et surprises vous attendent. En bref, vous aurez la sensation d’avoir visité la planète rouge !
Publié le 25 janvier 2012
Article source: http://www.enjoyspace.com/fr/news/opportunity-8-ans-sur-mars
25 janvier 2012
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En utilisant le télescope APEX, une équipe d’astronomes a découvert le lien le plus fort trouvé jusqu’à présent entre les plus puissantes vagues de formation d’étoiles de l’Univers primordial et les galaxies les plus massives que l’on observe aujourd’hui. Les galaxies, s’épanouissant lors de spectaculaires vagues de formation stellaire dans l’Univers primordial, ont vu la naissance de nouvelles étoiles brusquement stoppée. De ce fait, ce sont aujourd’hui des galaxies massives, mais passives, composées d’étoiles vieillissantes. Les astronomes ont également identifié le coupable probable de l’arrêt soudain des vagues de formation stellaire : l’émergence de trous noirs supermassifs.
Les astronomes ont combiné les observations obtenues avec la caméra LABOCA installée sur le Télescope de 12 mètres de diamètre Atacama Pathfinder Experiment (APEX) [1] exploité par l’ESO avec des mesures réalisées avec le très grand télescope (VLT), le Télescope spatial Spitzer de la NASA et d’autres encore, pour observer la manière dont les galaxies lumineuses distantes sont rassemblées en groupes ou en amas.
Plus les galaxies sont étroitement rassemblées, plus leur halo de matière noire est massif – la matière invisible qui constitue la grande majorité de la masse d’une galaxie. Les nouveaux résultats sont les mesures de ce rassemblement les plus précises jamais réalisées pour ce type de galaxies.
Les galaxies sont si éloignées qu’il a fallu environ dix milliards d’années à leur lumière pour nous atteindre, nous les voyons donc telles qu’elles étaient il y a environ dix milliards d’années [2]. Sur ces clichés de l’Univers primordial, les galaxies sont en train de produire le type de formation stellaire le plus intense connu à ce jour, appelé en anglais Starburst pour exprimer l’importance de la vague de formation d’étoiles.
En mesurant la masse des halos de matière noire autour des galaxies et en utilisant des simulations numériques pour étudier comment ces halos grossissent dans le temps, les astronomes ont trouvé que ces galaxies distantes au taux de formation d’étoiles exceptionnellement grand (les « starburst galaxies ») dans l’Univers primordial deviennent finalement des galaxies elliptiques géantes – les galaxies les plus massives de l’Univers d’aujourd’hui.
« C’est la première fois que nous sommes capables de montrer ce lien très clair entre les galaxies ayant les plus grands taux de formation stellaire de l’Univers primordial et les galaxies les plus massives visibles actuellement, » explique Ryan Hickox (Dartmouth College, USA et Durham University, Royaume-Uni), le scientifique responsable de l’équipe.
De plus, ces nouvelles observations indiquent que les vagues de formations stellaires intenses dans ces galaxies lointaines ne durent que 100 millions d’années – une période très courte à l’échelle cosmique – mais dans cette brève période, elles sont capables de doubler le nombre d’étoiles des galaxies. L’arrêt soudain de cette croissance rapide est un autre épisode de l’histoire des galaxies que les astronomes n’ont pas encore totalement compris.
« Nous savons que les galaxies elliptiques massives ont arrêté il y a très longtemps de former des étoiles de manière plutôt soudaine et qu’elles sont maintenant passives. Et, les scientifiques se demandent ce qui pourrait être suffisamment puissant pour arrêter de manière définitive ces importantes vagues de formation d’étoiles dans une galaxie tout entière, » précise Julie Wardlow (University of California at Irvine, USA et Durham University, Royaume Uni), un des membres de l’équipe.
Les résultats de cette équipe apportent une explication possible : A ce stade de l’histoire de l’Univers, les galaxies à fort taux de formation d’étoiles sont rassemblées d’une manière très similaire aux quasars, indiquant qu’elles se trouvent dans les mêmes halos de matière noire. Les quasars sont parmi les objets les plus énergétiques de l’Univers – des phares galactiques qui émettent d’intenses rayonnements, alimentés par des trous noirs supermassifs en leur centre.
Il y a de plus en plus d’indices qui suggèrent qu‘une d’intense formation d’étoiles alimente aussi le quasar en fournissant une quantité énorme de matière au trou noir central. Le quasar émet alors à son tour de puissants sursauts d’énergie qui, d’après ce que l’on pense, chassent le gaz restant dans la galaxie – la matière première pour les nouvelles étoiles – stoppant ainsi effectivement entièrement la phase de formation stellaire.
« En bref, les jours de gloire de la formation stellaire intense des galaxies les condamnent également en alimentant les trous noirs géants qu’elles hébergent en leur centre. Trous noirs qui vont rapidement expulser ou détruire les nuages de formation stellaire, » explique David Alexander (Durham University, Royaume-Uni), un des membres de l’équipe.
[1] Le télescope de 12 mètres de diamètre APEX est situé sur le plateau de Chajnantor, sur les contreforts des Andes Chiliennes. APEX ouvre la voie à ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), un nouveau télescope révolutionnaire que l’ESO, avec ses partenaires internationaux, est en train de construire et d’exploiter sur le plateau de Chajnantor. APEX est basé sur une antenne unique prototype de celle construite pour le projet ALMA. Les deux télescopes sont complémentaires : par exemple, APEX peut trouver de nombreuses cibles sur des zones très larges du ciel, qu’ALMA pourra étudier de manière beaucoup plus détaillée. APEX est une collaboration entre le Max Planck Institute for Radio Astronomy (MPIfR), l’Onsala Space Observatory (OSO) et l‘ESO.
Cette recherche est présentée dans un article publié dans l’édition du 26 janvier 2012 du journal « Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. »
L’équipe est composée de Ryan C. Hickox (Dartmouth College, Hanover, USA; Department of Physics, Durham University (DU); STFC Postdoctoral Fellow, Royaume-Uni), J. L. Wardlow (Department of Physics Astronomy, University of California at Irvine, USA; Department of Physics, DU, Royaume Uni), Ian Smail (Institute for Computational Cosmology, DU, Royaume-Uni), A. D. Myers (Department of Physics and Astronomy, University of Wyoming, USA), D. M. Alexander (Department of Physics, DU, Royaume-Uni), A. M. Swinbank (Institute for Computational Cosmology, DU, Royaume-Uni), A. L. R. Danielson (Institute for Computational Cosmology, DU, Royaume Uni), J. P. Stott (Department of Physics, DU, Royaume Uni), S. C. Chapman (Institute of Astronomy, Cambridge, UK), K. E. K. Coppin (Department of Physics, McGill University, Canada), J. S. Dunlop (Institute for Astronomy, University of Edinburgh, Royaume-Uni), E. Gawiser (Department of Physics and Astronomy, The State University of New Jersey, USA), D. Lutz (Max-Planck-Institut für extraterrestrische Physik, Allemagne), P. van der Werf (Leiden Observatory, Leiden University, Pays-Bas), A. Weiß (Max-Planck-Institut für Radioastronomie, Allemagne).
L’année 2012 marque le 50e anniversaire de la fondation de l’Observatoire Européen Austral (ESO). L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 40 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’E-ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».
ALMA (The Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), un équipement international pour l’astronomie est le fruit d’un partenariat entre l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie de l’Est en coopération avec la République du Chili. La construction et la gestion d’ALMA sont dirigées par l’ESO pour l’Europe, par le National Radio Astronomy Observatory (NRAO) pour l’Amérique du Nord et par le National Astronomical Observatory of Japan (NAOJ) pour l’Asie de l’Est. L’Observatoire commun ALMA (JAO pour Joint ALMA Observatory) apporte un leadership et un management unifiés pour la construction, la mise en service et l’exploitation d’ALMA.
Thierry Botti
Observatoire Astronomique de Marseille Provence (OAMP)
Marseille, France
Cell: +33 4 95 04 41 06
Courriel: thierry.botti@oamp.fr
Ryan Hickox
Dartmouth College
Hanover, New Hampshire, USA
Tel: +1 603 646 2962
Courriel: ryan.c.hickox@dartmouth.edu
Douglas Pierce-Price
ESO ALMA/APEX Public Information Officer
Garching, Germany
Tel: +49 89 3200 6759
Courriel: dpiercep@eso.org
Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1206.
Utilisation des images et des vidéos de l’ESO
Article source: http://www.eso.org/public/france/news/eso1206/
A l’occasion de ses voeux à la France d’Outre-mer depuis la Guyane, le Président de la République a visité le 22 janvier 2012 le Centre spatial guyanais, Port spatial de l’Europe.
Nicolas Sarkozy était accompagné de Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, et Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des transports et du Logement.
Accueilli par Yannick d’Escatha, le Président de la République a découvert l’Ensemble de lancement Vega et a rencontré des ingénieurs du CNES.
Il a réaffirmé au cours de sa visite son attachement au principe d’autonomie d’accès à l’Espace de la France et de l’Europe, qui repose sur une base spatiale opérationnelle et performante, et sur une gamme complète de lanceurs.
Article source: http://www.cnes.fr:80/web/CNES-fr/9923-le-president-de-la-republique-visite-le-centre-spatial-guyanais-port-spatial-de-l-europe.php
19 janvier 2012
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Le télescope VISTA de l’ESO, à l’Observatoire de Paranal au Chili, a pris une nouvelle image splendide de la nébuleuse de l’Hélice. Cette image, prise dans l’infrarouge, révèle les filaments de gaz froid de la nébuleuse, invisibles dans les images prises dans le visible, et met également en évidence un riche arrière-plan d’étoiles et de galaxies.
La Nébuleuse de l’Hélice est l’une des nébuleuses planétaires [1] les plus proches de la Terre et parmi les plus remarquables. Elle se trouve dans la constellation du Verseau, à environ 700 années-lumière de la Terre. Cet objet bizarre s’est formé quand une étoile semblable au Soleil était dans les dernières étapes de sa vie. Incapable de garder ses couches externes, cette étoile a petit à petit éjecté des coquilles de gaz qui ont formé la nébuleuse. Elle est en train d’évoluer en naine blanche et correspond au minuscule point bleu que l’on voit au centre de l’image.
La nébuleuse est elle-même un objet complexe composé de poussière, de matière ionisée ainsi que de gaz moléculaire, dessinant un très beau motif ressemblant à une fleur que fait briller la lumière ultraviolette intense provenant de l’étoile centrale.
L’anneau principal de l’Hélice mesure environ deux années-lumière de large, ce qui correspond à peu près à la moitié de la distance entre le Soleil et l’étoile qui en est la plus proche. Toutefois, la matière de la nébuleuse s’étend de l’étoile jusqu’à au moins quatre années-lumière. Ceci est particulièrement clair sur cette image infrarouge puisque le gaz moléculaire rouge est visible pratiquement sur toute l’image.
Alors que le rayonnement des fines extensions de gaz diffus est difficile à voir dans le visible, les détecteurs spéciaux de VISTA, très sensibles à la lumière infrarouge, le captent facilement. Le télescope de 4,1 mètres est également capable de détecter une grande quantité d’étoiles et de galaxies d’arrière-plan.
La vue puissante du télescope VISTA de l’ESO révèle également une structure fine dans les anneaux de la nébuleuse. La lumière infrarouge met en évidence l’organisation du gaz moléculaire, plus froid. Les paquets de matière s’assemblent en filaments qui irradient à partir du centre, faisant penser à un feu d’artifice céleste.
Bien qu’ils semblent minuscules, ces filaments d’hydrogène moléculaire, connus sous le nom de globules cométaires ont une taille comparable à notre système solaire. Les molécules qu’ils contiennent peuvent survivre aux radiations de haute énergie émises par les étoiles en train de mourir, précisément parce qu’elles s’assemblent à l’intérieur de ces globules où elles sont protégées par la poussière et le gaz ionisé. Nous ne savons toujours pas précisément comment ces globules cométaires se sont formés.
L’année 2012 marque le 50e anniversaire de la fondation de l’Observatoire Européen Austral (ESO). L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 40 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’E-ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.
Thierry Botti
Observatoire Astronomique de Marseille Provence (OAMP)
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Richard Hook
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Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1205.
Utilisation des images et des vidéos de l’ESO
Article source: http://www.eso.org/public/france/news/eso1205/
Les finalistes européens du concours d’étudiants Space Lab ont été sélectionnés
19 janvier 2012
Soixante propositions d’expériences spatiales ont été sélectionnées comme finalistes pour le concours scientifique étudiant Space Lab de YouTube, co-sponsorisé par l’ESA. Le jury doit maintenant choisir les deux meilleures d’entre elles qui seront amenées à voler sur la Station spatiale internationale.
L’ESA, la NASA, la JAXA et l’Agence spatiale canadienne se sont associées à Google, YouTube, Lenovo et Space Adventures pour un concours scientifique international destiné aux élèves et étudiants agés de 14 à 16 ans et de 17 à 18 ans pour concevoir une experience qui pourra être réalisée en microgravité sur l’ISS.
Depuis le lancement du concours Space Lab en octobre dernier, plus de 2 000 propositions ont été soumises via YouTube par des candidats (YouTube.com/spacelab), venus de 80 pays, ce qui représente un important défi pour le jury de haut vol chargé de les départager.
Aujourd’hui, parmi ces milliers de soumissions venues du monde entier, soixante finalistes ont été annoncés (voir le lien en haut à droite).
« La campagne “YouTube Space Lab” est un moyen créatif et excellent d’atteindre les futures générations de scientifiques, sur Terre et sur orbite » a déclaré Thomas Reiter, directeur de l’ESA pour les vols habités et les opérations.
« Aujourd’hui, de nombreuses expérimentations de recherche fondamentale et appliquée dans les domaines des sciences physiques et des sciences de la vie, de l’observation de la Terre ou de l’espace, voire en technologie ou dans un but éducatif, sont réalisées à bord de notre laboratoire Columbus sur l’ISS, en étroite coopération avec des programmes de recherches au sol et des problèmes rencontrés sur Terre. »
L’ultime sélection est en cours
A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 24 janvier, la communauté YouTube va être invitée à se prononcer sur ces finalistes aux côtés d’un panel de jurys prestigieux.
Celui-ci comprend notamment le Pr. Stephen Hawking, scientifique renommé ; William Gerstenmaier, administrateur adjoint de la NASA pour l’exploration habitée et les opérations ; l’ex-astronaute Leland Melvin, administrateur adjoint de la NASA pour l’éducation ; Martin Zell, directeur de l’utilisation de l’ISS et du soutien aux astronautes à l’ESA ; les astronautes de l’ESA Frank De Winne, Samantha Cristoforetti et Timothy Peake ; l’astronaute de la JAXA Akihiko Hoshide ; l’astronaute canadien Chris Hadfield et Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil qui a séjourné à bord de l’ISS.
Les utilisateurs de YouTube et le jury devront définir six gagnants régionaux (deux équipe pour chaque Amérique, une pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, et une pour l’Asie-Pacifique) qui feront le voyage à Washington, où les gagnants mondiaux (une équipe pour chaque classe d’âge) seront annoncés en mars.
Les deux équipes lauréates verront leur expérience lancée sur orbite et réalisée à bord de la Station spatiale durant l’été 2012, le tout diffusé en direct sur YouTube depuis l’espace.
Voyage au Centre des astronautes européens
« Les finalistes européens gagneront également un voyage pour visiter les installations d’entraînement du Centre des astronautes européens de l’ESA à Cologne, en Allemagne » a annoncé Fernando Doblas, directeur de la communication de l’ESA.
« Cette visite comprendra des présentations sur les sciences spatiales et un tour des opérations avec des astronautes européens comme guides personnels. »
Pour plus d’informations
Liste des finalistes et point de contact pour plus d’informations..
Article source: http://www.esa.int/esaCP/SEM9M9NXDXG_France_0.html
J. Mouginot12, A. Pommerol13, P. Beck1, W. Kofman1 and S. Clifford4, Dielectric map of the Martian northern hemisphere and the nature of plain filling materials, Geophysical Research Letters 19 janvier 2012
1 Laboratoire de Planétologie de Grenoble, Grenoble, France
2 Department of Earth System Science, University of California, Irvine, California, USA
3 Space Research and Planetary sciences Division, Physikalisches Institut, Universität Bern, Switzerland
4 Lunar and Planetary Institute Houston, Texas, USA.
Article source: http://www.cnes.fr:80/web/CNES-fr/9907-st-l-ocean-polaire-martien-confirme-par-marsis.php