Grâce à Artemis, maintien de la connexion via l’espace

Grâce à Artemis, maintien de la connexion via l’espace
21 juin 2012
Alors que le satellite de télécommunications Artemis de l’ESA a officiellement achevé sa mission, il lui reste bien des services à rendre. Onze ans après avoir atteint sa position orbitale de travail à la suite d’une série complexe de manoeuvres, Artemis continue de communiquer avec la Terre.
 
De fait, la mission Artemis est une belle réussite, avec déjà plus de 11 années de bons et loyaux services sur orbite. Afin de répondre à la demande d’utilisateurs opérationnels, l’ESA a décidé de maintenir en opération son satellite Artemis pour encore quelques années jusqu’à sa « désatellisation » prévue en 2014.

Avec son ensemble de systèmes avancés pour des connexions via l’orbite géostationnaire, Artemis a établi une longue série de “premières” dans le domaine des télécommunications par satellites. Toujours en service, il constitue le pionnier de nouveaux programmes de l’ESA. Ainsi est-il le précurseur de l’European Data Relay System (EDRS).

 
 
“Artemis a fait la démonstration de nouvelles technologies qui sont devenues des références pour bien des missions avec des satellites de télécommunications. Dans le même temps, il a pu fournir des services qui ont largement dépassé les objectifs qu’on lui avait assignés lors de sa conception initiale”, a déclaré Magali Vaissière, Directeur de l’ESA pour les Télécommunications et Applications Intégrées.

Quelques exemples sur les performances accomplies. On se souvient qu’Artemis a établi la première liaison laser entre des satellites évoluant sur des orbites différentes. Il est devenu le premier satellite de télécoms qu’on a pu largement reprogrammer sur orbite. Surtout, il est le premier satellite à s’être hissé jusqu’à l’orbite géostationnaire (à quelque 36.000 km) sous la poussée de ses propulseurs électriques (à ions), en survivant à la plus longue odyssée pour arriver à destination.

Artemis a par ailleurs joué le rôle de relais de données pour Envisat, le plus grand observatoire qu’on ait construit à ce jour pour l’étude de l’environnement terrestre.

 
 
Aujourd’hui, Artemis assure les liaisons avec l’ATV (Automated Transfer Vehicle) de l’ESA, lors de sa mission avec l’ISS (International Space Station), et ce, depuis sa séparation avec Ariane 5, jusqu’à la jonction avec la station, puis du désarrimage jusqu’à sa rentrée dans l’atmosphère. La troisième mission, baptisée Johannes Kepler, est en cours. Deux autres sont en préparation : Albert Einstein en 2013 et Georges Lemaître en 2014.

 
 
Artemis est impliqué dans la navigation par satellites, avec sa charge utile en bande L qui est une pièce essentielle dans EGNOS (European Geostationary Overlay System), destiné à améliorer les données de navigation pour des services destinés aux avions et bateaux. Le satellite géostationnaire de l’ESA relaie les signaux EGNOS depuis 2003 et contribue à assurer les services « open » (ouvert) et « safety-of-life » (sécurité) de navigation, d’une grande précision, depuis l’espace.

 
 
Dans la liste des exploits d’Artemis, il y a en 2006 et 2007 des liaisons bi-directionnelles avec un avion en plein ciel au-dessus de la côté méridionale de France, qui ont permis la réception de vidéos à 50 Mbits par seconde.

Artemis a par ailleurs établi en 2007 une connexion dans les deux sens avec un drone automatique qui avait été largué à une altitude de 21.000 m à l’aplomb de la côte de Sardaigne. De la télémétrie et des commandes ont pu être réalisées alors que le drone évoluait dans les airs à plus de Mach 1.

 
 

Article source: http://www.esa.int/esaCP/SEMDIJBXH3H_France_0.html


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