membre

Conférence du mardi 16 janvier 2018 à l’Ecole de…

LES FEMMES ASTRONOMES

2ème partie

 

 

 

 

 

 

Les femmes astronomes ! Sujet de circonstance… Parlons-en de ces dames qui ont fait avancer l’astronomie de façon gigantesque (mais oui, mais oui !). Nous sommes là au second « tome » de cette histoire… Rappelez-vous, nous avions terminé en juin dernier par ces mots « suite au prochain numéro… FÉMININ ».

Je dois vous parler maintenant des plus importantes, scientifiquement parlant : Williamina, Antonia, Annie, Henrietta, Cecilia, Margaret, Vera, Jocelyn, sans oublier Léone bien sûr… Elles ont décortiqué le message des étoiles au point de le comprendre, il fallait le faire ! Je vous invite à venir les rejoindre mardi prochain… Marie-Pierre

 

Rappel : la conférence et les observations du vendredi soir sont dédiées aux membres adhérents.
Pour devenir membre c’est ici

 

News

Les premiers segments du miroir principal de l’ELT ont…

eso1801fr — Communiqué de presse institutionnel

9 janvier 2018

Les six premiers segments hexagonaux du miroir principal de l’Extremely Large Telescope (ELT) de l’ESO ont été coulés avec succès par la société allemande SCHOTT sur son site de Mayence. Ces segments composeront en partie le miroir principal de 39 mètres de diamètre de l’ELT qui, lorsque finalisé, comptera 798 segments au total. L’ELT sera le plus grand télescope optique au monde lorsqu’il capturera sa première lumière en 2024.

Le miroir primaire de 39 mètres de diamètre de l’Extremely Large Telescope de l’ESO sera, et de loin, le plus grand miroir destiné à équiper un télescope opérant dans les domaines de l’optique visible et infrarouge. Une telle surface collectrice ne peut être constituée d’une seule et unique pièce de verre. Elle sera donc composée de 798 segments hexagonaux individuels d’1,4 mètre de diamètre chacun et de quelque 5 centimètres d’épaisseur chacun. A l’image d’un vaste et unique miroir, les segments opéreront de concert afin de collecter une quantité de lumière des dizaines de millions de fois supérieure à celle perceptible par l’oeil humain.

Marc Cayrel, responsable de l’optomécanique de l’ELT à l’ESO, était présent lors du coulage des premières pièces : “Assister au coulage réussi des tous premiers segments était particulièrement émouvant. Ceci constitue une étape importante dans la construction de l’ELT.”

Tout comme l’ébauche du miroir secondaire du télescope, les segments du miroir principal de l’ELT sont conçus à partir de Zerodur©[1], un matériau céramique à faible dilatation de SCHOTT. L’ESO a confié à cette société allemande la fabrication des ébauches des quatre premiers miroirs de l’ELT baptisés M1 à M4, l’appellation M1 désignant le miroir primaire (eso1704).

Le coulage des premiers segments est un pas important, qui permettra aux ingénieurs de SCHOTT de valider et d’optimiser le processus de fabrication ainsi que les outils et les procédures associés.

Le coulage des six premiers segments constitue une étape essentielle. Toutefois, le chemin à parcourir reste long – au total, plus de 900 segments devront être coulés et polis (798 d’entre eux sont destinés au miroir principal, les 133 autres constituant un jeu de rechange). Lorsqu’elle atteindra son maximum, la cadence de production sera d’un segment par jour.

Après avoir été coulées, les ébauches des segments de miroir passeront par une séquence de refroidissement lent avec régulation de la température. Enfin, elles seront taillées à la forme adéquate puis polies à une précision voisine de 15 nanomètres sur toute la surface optique. Le façonnage et le polissage seront réalisés par la société française Safran Reosc, par ailleurs chargée d’effectuer des tests complémentaires (eso1717).

Notes

[1] Développé à l’origine pour les télescopes astronomiques conçus à la fin des années 1960, le Zerodur® ne présente quasiment aucune dilatation thermique lorsqu’il est soumis à d’importantes variations de température. Il est hautement résistant chimiquement parlant, et peut être poli avec une précision élevée. La couche réflechissante proprement dite, composée d’aluminium ou d’argent, est généralement vaporisée sur une surface extrêmement lisse peu avant la mise en service du télescope puis, par la suite, à intervalles réguliers. De nombreux télescopes dotés de miroirs Zerodur® ont parfaitement fonctionné des dizaines d’années durant, au premier rang desquels le Very Large Telescope de l’ESO au Chili.

Plus d’informations

L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope géant (ELT pour Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

Liens

Contacts

Thierry Botti

Laboratoire d’Astrophysique de Marseille / Observatoire des Sciences de l’Univers Institut Pythéas

Marseille, France

Tel: +33 4 95 04 41 06

Email: thierry.botti@osupytheas.fr

Marc Cayrel

ESO, Head of ELT Optomechanics

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6685

Email: mcayrel@eso.org

Richard Hook

ESO Public Information Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6655

Mobile: +49 151 1537 3591

Email: rhook@eso.org

Connect with ESO on social media

Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1801.

membre

Le ciel du mois de janvier 2018 (heures en…

 

  • Lundi 1er à 19h58, plus grande élongation de Mercure à l’ouest du Soleil, à 22°39’32 ».
  • Mardi 2, Pleine Lune (distance 356.603 km, diamètre apparent 33’30 »), la plus grosse Pleine Lune de l’année.
  • Mercredi 3 à 8h22, La Lune gibbeuse décroissante, juste avant de se coucher, passe en haut de l’arche de l’Arc de Triomphe, à voir depuis le rond-point des Champs-Elysées ; A 20h00 Maximum de l’essaim météoritique des Quadrantides (QUA), actif du 28 Décembre au 05 Janvier (taux horaire 110).
  • Vendredi 5 à 8h20, conjonction géocentrique en longitude entre Régulus (alpha Leonis) et la Lune gibbeuse décroissante, à 0°53′.
  • Dimanche 7 à 00h38, conjonction géocentrique en longitude entre Mars et Jupiter, à 0°12′, à voir à l’aube.
  • Lundi 8 à 22h25, Dernier Quartier (distance 389.330 km, diamètre apparent 30’41 »).
  • Samedi 13 à 7h03, conjonction géocentrique en longitude entre Mercure et Saturne, à 0°38′, à voir à l’aube.
  • Lundi 15 à 1h48, conjonction géocentrique en longitude entre la Lune et Saturne, à 2°37′, à voir à l’aube ; A 6h57 un croissant lunaire de 2,97%, le plus vieux de la lunaison, est théoriquement facilement visible à l’œil nu 43h21m avant la Nouvelle Lune ; A 7h02, conjonction géocentrique en longitude entre la Lune et Mercure, à 3°21′, à voir à l’aube.
  • Mercredi 17 à 2h17, Nouvelle Lune (distance 405.105 km, diamètre apparent 29’29 »).
  • Jeudi 18 à 17h28, croissant lunaire de 2,42%, le plus jeune de la lunaison, théoriquement facilement visible à l’œil nu 39h11m après la Nouvelle Lune.
  • Mercredi 24 à 22h19, Premier Quartier (distance 378.412 km, diamètre apparent 31’34 »).
  • Mercredi 31 à 13h27, Pleine Lune (distance 360.199 km, diamètre apparent 33’10 ») ; A 13h30 Maximum de l’Eclipse Totale de Lune, visible depuis l’Inde, l’Asie, l’Australie, l’Océan Pacifique, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, l’ouest de l’Amérique du Nord.
membre

Rubans et perles

http://www.eso.org/public/france/images/potw1801a/

 

Cette photo de la semaine montre des rubans spectaculaires de gaz et de poussière qui s’enroulent autour du centre perlé de la galaxie barrée NGC 1398. Cette galaxie se trouve dans la constellation de Fornax (le fourneau), environ à 65 millions d’années-lumière.

Au lieu de commencer tout au centre de la galaxie et de tournoyer vers l’extérieur, les gracieux bras spiraux de NGC 1398 proviennent d’une barre centrale formée d’étoiles qui traverse la région centrale de la galaxie. La plupart des galaxies – environ les deux tiers – ont une telle caractéristique, mais ce n’est pas entièrement clair si et comment ces barres influencent le comportement de la galaxie et son développement.

 

membre

Voici la Copernic’letter du mois de janvier 2018

Bonjour à tous,

L’Association Copernic vous souhaite une bonne et heureuse année 2018,  beaucoup de bonheur et beaucoup de ciels étoilés : « Le ciel étoilé offre une leçon de sagesse à qui sait le regarder : s’y perdre, c’est se trouver » (Michel Onfray).

Notre prochaine conférence aura lieu mardi 16 janvier à 20h30 à l’Ecole de Haute Corréo.

Marie-Pierre nous contera la deuxième partie des « Femmes astronomes »…

Selon les conditions météorologiques nous vous informerons d’une éventuelle modification de date ou de lieu… Vérifiez bien votre boite mail mardi…

Bien amicalement.

Marie-Christine

News

Des bulles géantes à la surface d’une géante rouge

eso1741fr — Communiqué de presse photo

20 décembre 2017

Grâce au Very Large Telescope de l’ESO, des astronomes ont pour la toute première fois observé des motifs granulaires à la surface d’une étoile située à l’extérieur du Système Solaire – la vieille géante rouge π1 Gruis. Cette nouvelle image acquise par l’instrument PIONIER révèle la présence de cellules convectives à la surface de cette étoile dont le diamètre avoisine les 350 diamètres solaires. Chaque cellule couvre plus du quart du diamètre de l’étoile et s’étend sur quelque 120 millions de kilomètres. Ces nouveaux résultats paraîtront cette semaine dans la revue Nature.

Distante de quelque 530 années-lumière de la Terre et située dans la constellation de la Grue, π1 Gruis est une géante rouge de température peu élevée. Sa masse est semblable à celle de notre Soleil, son diamètre est 350 fois plus grand, et sa brillance des milliers de fois supérieure [1]. Dans quelque 5 milliards d’années, notre Soleil gonflera au point de devenir une semblable géante rouge.

Une équipe internationale d’astronomes pilotée par Claudia Paladini (ESO) a utilisé l’instrument PIONIER installé sur le Very Large Telescope de l’ESO pour observer π1 Gruis à un niveau de détail encore inégalé. Il est ainsi apparu que la surface de cette géante rouge était couverte d’un nombre restreint de cellules convectives, ou granules, qui s’étendent sur quelque 120 millions de kilomètres – ce qui représente le quart du diamètre stellaire [2]. Un seul de ces granules couvrirait la surface comprise entre le Soleil et l’orbite de la planète Vénus. Les surfaces – baptisées photosphères – de nombreuses géantes rouges sont obscurcies par la poussière, ce qui brouille les observations. Dans le cas de π1 Gruis toutefois, la présence de poussière dans l’environnement stellaire n’a pas d’effet significatif sur les nouvelles observations infrarouges [3].

Lorsque l’hydrogène vint à manquer au cœur de π1 Gruis, le premier stade de fusion nucléaire prit fin. Le volume de l’étoile diminua à mesure qu’elle perdit de l’énergie, et sa température interne augmenta progressivement jusqu’à dépasser les 100 millions de degrés. S’ensuivit l’enclenchement de la seconde étape de fusion nucléaire, qui transforme l’hélium en atomes plus lourds de carbone et d’oxygène. Puis, le noyau intensément chaud expulsa les enveloppes externes de l’étoile, ce qui se traduisit par l’augmentation de sa taille de plusieurs centaines de fois. L’étoile que nous observons à présent est une géante rouge variable. La surface d’une étoile de ce type n’avait encore jamais été imagée de façon si détaillée.

À titre comparatif, la photosphère du Soleil se compose de quelque deux millions de cellules convectives dont les diamètres avoisinent les 1500 kilomètres. L’énorme différence de taille des cellules convectives couvrant les surfaces de l’une et l’autre étoile s’explique en partie par la variabilité de leurs gravités surfaciques. La masse de π1 Gruis équivaut à 1,5 masse solaire, mais ses dimensions sont largement supérieures, ce qui se traduit par une gravité de surface nettement moindre et la présence d’un nombre plus faible de granules de grande dimension.

Les étoiles de masse supérieure à huit masses solaires achèvent leurs existences en explosant en supernova. A l’inverse, les étoiles moins massives telle π1 Gruis expulsent progressivement leurs enveloppes externes, donnant lieu à la formation de splendides nébuleuses planétaires. Les études antérieures de π1 Gruis ont mis en évidence l’existence d’une enveloppe de matière à 0,9 année-lumière de l’étoile centrale, dont l’éjection remonterait à 20 000 ans. Cette période relativement courte à l’échelle de vie d’une étoile – de plusieurs milliards d’années – s’étend sur quelques dizaines de milliers d’années seulement. Ces observations offrent une nouvelle méthode de détection de cette courte phase de géante rouge.

Notes

[1] L’appellation de π1 Gruis s’inscrit dans le cadre de l’adoption du système de désignation de Bayer. En 1603, l’astronome allemand Johann Bayer classifia 1564 étoiles, attribuant à chacune d’elles une lettre grecque suivie du nom de leur constellation hôte. Généralement, l’attribution des lettres grecques s’effectue dans l’ordre de leur brillance apparente, la plus lumineuse d’entre elles se nommant alpha (α). L’étoile la plus brillante de la constellation de la Grue a donc été baptisée Alpha Gruis.

π1 Gruis appartient à un système binaire d’étoiles aux couleurs contrastées, situées à proximité l’une de l’autre, son compagnon portant naturellement la désignation π2 Gruis. L’une et l’autre étoile sont suffisamment brillantes pour pouvoir être observées au travers de jumelles. En 1830, Thomas Brisbane comprit que π1 Gruis consistait également en un système binaire encore plus proche. Annie Jump Cannon, célèbre pour la création de la classification de Harvard, fut la première à rendre compte du spectre inhabituel de π1 Gruis en 1895.

[2] Les granules sont caractéristiques des courants de convection qui animent le plasma d’une étoile. A mesure que le plasma s’échauffe au cœur de l’étoile, il s’étend et chemine vers la surface, puis se refroidit en périphérie, s’assombrissant et gagnant en densité, et enfin plonge vers le centre de l’étoile. Ce phénomène se poursuit des milliards d’années durant et joue un rôle essentiel dans de nombreux processus astrophysiques tels le transport d’énergie, la pulsation, le vent stellaire et les nuages de poussière sur les naines brunes.

[3] π1 Gruis est l’un des membres les plus brillants de la rare classe S d’étoiles définie pour la première fois par l’astronome américain Paul W. Merrill et qui rassemble les étoiles dotées de spectres inhabituels. π1 Gruis, R Andromedae et R Cygni sont caractéristiques de ce type d’étoiles. Leur spectre inhabituel résulte de la survenue du processus-s – un lent processus de capture de neutron – responsable de la création de la moitié des éléments plus lourds que le fer.

Plus d’informations

Ce travail de recherche a fait l’objet d’un article intitulé “Large granulation cells on the surface of the giant star π1 Gruis”, par C. Paladini et al., paru dans l‘édition du 21 décembre 2017 de la revue Nature.

L’équipe est composée de C. Paladini (Institut d’Astronomie et d’Astrophysique, Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique; ESO, Santiago, Chili), F. Baron (Université de l’État de Géorgie, Atlanta, Georgie, Etats-Unis), A. Jorissen (Institut d’Astronomie et d’Astrophysique, Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique), J.-B. Le Bouquin (Université Grenoble Alpes, CNRS, IPAG, Grenoble, France), B. Freytag (Université d’Uppsala, Uppsala, Suède), S. Van Eck (Institut d’Astronomie et d’Astrophysique, Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique), M. Wittkowski (ESO, Garching, Allemagne), J. Hron (Université de Vienne, Vienne, Autriche), A. Chiavassa (Laboratoire Lagrange, Université de Nice Sophia-Antipolis, CNRS, Observatoire de la Côte d’Azur, Nice, France), J.-P. Berger (Université Grenoble Alpes, CNRS, IPAG, Grenoble, France), C. Siopis (Institut d’Astronomie et d’Astrophysique, Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique), A. Mayer (Université de Vienne, Vienna, Autriche), G. Sadowski (Institut d’Astronomie et d’Astrophysique, Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique), K. Kravchenko (Institut d’Astronomie et d’Astrophysique, Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique), S. Shetye (Institut d’Astronomie et d’Astrophysique, Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique), F. Kerschbaum (Université de Vienne, Vienne, Autriche), J. Kluska (Université d’Exeter, Exeter, Royaume-Uni) et S. Ramstedt (Université d’Uppsala, Uppsala, Suède).

L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope géant (ELT pour Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

Liens

Contacts

Thierry Botti

Laboratoire d’Astrophysique de Marseille / Observatoire des Sciences de l’Univers Institut Pythéas

Marseille, France

Tel: +33 4 95 04 41 06

Email: thierry.botti@osupytheas.fr

Claudia Paladini

ESO

Santiago, Chile

Email: cpaladin@eso.org

Alain Jorissen

Institut d’Astronomie et d’Astrophysique, Université libre de Bruxelles

Brussels, Belgium

Tel: +32 (0) 2 6502834

Email: Alain.Jorissen@ulb.ac.be

Fabien Baron

Georgia State University

Atlanta, Georgia, USA

Email: fbaron@gsu.edu

Richard Hook

ESO Public Information Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6655

Mobile: +49 151 1537 3591

Email: rhook@eso.org

Connect with ESO on social media

Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1741.

News

Focus sur une pépinière stellaire en pleine floraison

eso1740fr — Communiqué de presse photo

13 décembre 2017

La caméra OmegaCAM installée sur le Télescope de Sondage du VLT de l’ESO a capturé cette splendide vue de la pépinière stellaire baptisée Sharpless 29. Cette image de vastes dimensions révèle de nombreux phénomènes astronomiques tels la réflexion, l’absorption et la réémission de la lumière issue des jeunes étoiles de la nébuleuse par la poussière cosmique et les nuages de gaz.

La région du ciel représentée ici figure au sein du catalogue Sharpless des régions HII. Elle est constituée de nuages interstellaires de gaz ionisé, propices à la formation d’étoiles. Par ailleurs notée Sh 2-29, Sharpless 29 se situe à quelque 5500 années-lumière de la Terre dans la constellation du Sagittaire (L’Archer), non loin de la Nébuleuse de la Lagune. Elle abrite de nombreuses merveilles célestes, tel le site d’intense formation d’étoiles NGC 6559, la nébuleuse figurant au centre de l’image.

Cette nébuleuse centrale constitue l’objet le plus remarquable de Sharpless 29. Son diamètre n’excède pas les quelques années-lumière. Toutefois, l’aspect qu’elle arbore témoigne des dramatiques conséquences de la formation d’étoiles au sein d’un nuage interstellaire. Les jeunes étoiles chaudes qui figurent sur cette image sont âgées de moins de deux millions d’années. Elles émettent, sous forme de jets, un rayonnement hautement énergétique qui élève la température de la poussière et du gaz environnants, tandis que les vents stellaires érodent et sculptent leur cocon originel de manière spectaculaire. En effet, la nébuleuse arbore en son sein une vaste cavité creusée par un système d’étoiles binaire énergétique. Cette cavité est en expansion, contraignant la matière interstellaire à s’accumuler et à former un arc de couleur rouge à sa périphérie.

Lorsque la poussière et le gaz interstellaires subissent le bombardement de lumière ultraviolette émise par les jeunes étoiles chaudes, de l’énergie leur est transférée, ce qui les fait briller vivement. La lueur diffuse et rougeâtre qui baigne cette image résulte de l’émission du gaz d’hydrogène, tandis que la lumière chatoyante de couleur bleue s’explique par des processus de réflexion et de diffusion du rayonnement incident par les petites particules de poussière. Cette région est le siège de phénomènes d’émission, de réflexion, ainsi que d’absorption. En effet, des amas de poussière situés sur la ligne de visée bloquent la lumière, masquant les étoiles situées en arrière-plan, et de plus petits tourbillons de poussière génèrent de sombres structures filamentaires au sein des nuages.

L’environnement riche et diversifié de Sharpless 29 offre aux astronomes un large éventail de processus physiques à étudier. Ainsi, le déclenchement de la formation d’étoiles, l’influence des jeunes étoiles sur la poussière et le gaz, la perturbation des champs magnétiques également, peuvent être observés et examinés au sein de cette seule et même région.

Toutefois, les jeunes étoiles massives évoluent et meurent rapidement. Elles achèveront leurexistence en explosant en supernovae, enrichissant le milieu interstellaire en gaz et en poussière. Des dizaines de millions d’années plus tard, ces débris seront intégralement balayés, laissant place à un simple amas d’étoiles ouvert.

Sharpless 29 fut observé au moyen de la caméra OmegaCAM installée sur le Télescope de Sondage (VST) du VLT de l’ESO au sommet du Cerro Paranal au Chili. OmegaCAM produit des images couvrant une région du ciel de superficie 300 fois supérieure au champ de vue le plus étendu du Télescope Spatial Hubble du consortium NASA/ESA, dans la zone du spectre électromagnétique s’étendant de l’ultraviolet à l’infrarouge. Il se caractérise notamment par sa capacité à capturer la raie spectrale H-alpha d’un rouge intense, émise lorsque l’électron de l’atome d’hydrogène perd de l’énergie, un phénomène particulièrement fréquent au sein d’une nébuleuse telle Sharpless 29.

Plus d’informations

L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope géant (ELT pour Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

Liens

Contacts

Thierry Botti

Laboratoire d’Astrophysique de Marseille / Observatoire des Sciences de l’Univers Institut Pythéas

Marseille, France

Tel: +33 4 95 04 41 06

Email: thierry.botti@osupytheas.fr

Richard Hook

ESO Public Information Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6655

Mobile: +49 151 1537 3591

Email: rhook@eso.org

Connect with ESO on social media

Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1740.

News

Première lumière pour ESPRESSO – le chasseur d’exoplanètes de…

eso1739fr — Communiqué de presse institutionnel

6 décembre 2017

L’instrument ESPRESSO (pour Echelle SPectrograph for Rocky Exoplanet and Stable Spectroscopic Observations) a effectué ses toutes premières mesures avec succès. Installé sur le Very Large Telescope (VLT) de l’ESO au Chili, ESPRESSO détectera les exoplanètes avec une précision inégalée en observant les infimes variations de lumière de leur étoile hôte. Ce chercheur d’exoplanètes sera le premier capable de combiner la lumière issue des quatre télescopes du VLT.

Installé sur le Very Large Telescope de l’ESO à l’Observatoire de Paranal au nord du Chili [1], ESPRESSO vient de capturer sa toute première lumière. Ce nouveau spectrographe échelle de troisième génération succède au très performant instrument HARPS de l’ESO qui, des années durant, opéra avec succès depuis l’Observatoire de La Silla. La précision de HARPS dans les mesures de vitesses pouvait atteindre le mètre par seconde. Les progrès technologiques et son installation sur un télescope de plus grandes dimensions permettront à ESPRESSO d’atteindre une précision voisine de quelques centimètres par seconde.

Le scientifique responsable d’ESPRESSO, Francesco Pepe de l’Université de Genève en Suisse, détaille l’importance de cet instrument : “Ce succès s’explique par le travail réalisé par de nombreuses personnes durant toute une décennie. ESPRESSO n’est pas le simple fruit de l’évolution d’instruments antérieurs tel HARPS ; ses gains en résolution et en précision témoignent d’une véritable mutation technologique. En outre, à la différence des instruments précédents, ESPRESSO est en mesure d’exploiter la pleine puissance collectrice du VLT – l’ensemble des quatre unités du VLT simultanément afin de simuler un télescope de 16 mètres de diamètre. ESPRESSO demeurera sans égal durant plus d’une décennie – désormais, je suis impatient de détecter notre première planète rocheuse !

ESPRESSO est capable de détecter d’infimes variations dans le spectre d’étoiles hôtes. Cette méthode de détermination de la vitesse radiale est efficace. Elle consiste en la détection de la faible oscillation stellaire générée par l’attraction gravitationnelle d’une planète en orbite autour de son étoile hôte. Cette oscillation est d’autant plus faible que la masse de la planète est petite. Afin de détecter des exoplanètes rocheuses susceptibles d’abriter la vie, l’instrument doit être doté d’une précision remarquable. Grâce à cette méthode, ESPRESSO sera en mesure de détecter certaines des planètes les moins massives connues à ce jour [2].

Les tests effectués portaient entre autre sur l’observation d’étoiles et de systèmes planétaires connus. Diverses comparaisons avec des données acquises par HARPS ont montré qu’ESPRESSO était capable d’obtenir des données de semblable qualité au moyen d’un temps d’exposition considérablement réduit.

Le chercheur intrumentaliste Gaspare Lo Curto (ESO) exprime toute sa satisfaction : “Le degré d’achèvement d’ESPRESSO constitue une véritable réussite rendue possible par les contributions d’un consortium international et de nombreuses équipes de l’ESO : ingénieurs, astronomes et personnels administratifs”. Leur rôle ne s’est pas limité à la simple installation du spectrographe. Il a également fallu installer le système optique, chargé de collecter la lumière issue des quatre télescopes du VLT.

Le principal objectif d’ESPRESSO est de porter la recherche d’exoplanètes à un niveau supérieur, en détectant et caractérisant des planètes moins massives ainsi que leurs atmosphères. D’autres applications sont cependant envisagées : ESPRESSO constituera ainsi l’outil de test le plus puissant de l’évolution des constantes physiques de la nature depuis les débuts de l’Univers. Certaines théories de physique fondamentale prévoient en effet la survenue d’infimes changements qu’aucune observation n’a toutefois véritablement corroborés à ce jour.

Lorsque l’Extremely Large Telescope de l’ESO sera mis en service, l’instrument HIRES, actuellement en cours d’étude, devrait être en mesure de détecter des exoplanètes de dimensions encore inférieures – voisines de celles de la Terre en l’occurrence – au moyen de la méthode des vitesses radiales.

Notes

[1] ESPRESSO fut conçu et réalisé par un consortium constitué de l’Observatoire Astronomique de l’Université de Genève et de l’Université de Berne en Suisse, de l’Observatoire Astronomique de Trieste–INAF et de l’Observatoire Astronomique de Brera-INAF en Italie, de l’Institut d’Astrophysique des Canaries en Espagne, de l’Institut d’Astrophysique et des Sciences de l’Espace des Universités de Porto et de Lisbonne au Portugal, et de l’ESO. Les principaux instigateurs sont Francesco Pepe (Université de Genève, Suisse), Stefano Cristani (INAF – Observatoire Astronomique de Trieste, Italie), Rafael Rebolo (IAC, Ténérife, Espagne) et Nuno Santos (Institut d’Astrophysique et des Sciences de l’Espace, Université de Porto, Portugal).

[2] La méthode des vitesses radiales permet aux astronomes de déterminer la masse ainsi que l’orbite de la planète. Combinée à d’autres méthodes telle celle des transits, de plus amples informations peuvent être obtenues – les dimensions et la densité de l’exoplanète, par exemple. Le Next-Generation Transit Survey (NGTS) installé à l’Observatoire de Paranal de l’ESO est un chasseur d’exoplanètes combinant les deux méthodes.

Plus d’informations

L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope géant (ELT pour Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

Liens

Contacts

Thierry Botti

Laboratoire d’Astrophysique de Marseille / Observatoire des Sciences de l’Univers Institut Pythéas

Marseille, France

Tel: +33 4 95 04 41 06

Email: thierry.botti@osupytheas.fr

Francesco Pepe

University of Geneva

Geneva, Switzerland

Email: Francesco.Pepe@unige.ch

Stefano Cristiani

INAF–Osservatorio Astronomico di Trieste

Trieste, Italy

Email: cristiani@oats.inaf.it

Nuno Santos

Instituto de Astrofísica e Ciências do Espaço and Universidade do Porto

Porto, Portugal

Email: Nuno.Santos@astro.up.pt

Rafael Rebolo

Instituto de Astrofísica de Canarias

Tenerife, Spain

Email: rrl@iac.es

Gaspare Lo Curto

ESO

Garching, Germany

Email: glocurto@eso.org

Richard Hook

ESO Public Information Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6655

Mobile: +49 151 1537 3591

Email: rhook@eso.org

Connect with ESO on social media

Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1739.

membre

Le ciel du mois de décembre (heures en TU…

 

  • Dimanche 3 à 07h21, Mercure est stationnaire en longitude ; A 07h23 Mercure est stationnaire en ascension droite ; Pleine Lune (distance 357.983 km ; diamètre apparent 33’22 »).
  • Lundi 4, la Lune passe au périgée (357.495 km)
  • Mardi 5, la déclinaison de la Lune est maximale au nord de l’écliptique, à +20°00’45 ».
  • Samedi 9 à 08h08, conjonction géocentrique en longitude entre Antarès et Vénus, à 5°00′.
  • Dimanche 10, Dernier Quartier (distance 381.517 km ; diamètre apparent 31’19 »).
  • Lundi 13 à 02h43, minimum de distance entre Mercure et la Terre, à 0,6779 UA soit 101,4 millions de kilomètres ; A voir à l’aube conjonction géocentrique en ascension droite entre Mars et la Lune, à 4°10′.
  • Mardi 14, Maximum de l’essaim météoritique des Géminides (GEM), actif du 04 au 17 Décembre (taux horaire 120) ; A voir à l’aube conjonction géocentrique en ascension droite entre Jupiter et la Lune, à 4°14′.
  • Dimanche 17 à 07h04, croissant lunaire de 1,01%, le plus vieux de la lunaison, théoriquement visible à l’aide d’un instrument, mais pourrait être visible à l’œil nu 23h26m avant la Nouvelle Lune ; A 8h36 Conjonction géocentrique en ascension droite entre Mercure et la Lune, à 1°45′ ; A 17h53 Conjonction géocentrique en ascension droite entre Vénus et la Lune, à 4°08′.
  • Lundi 18 à 06h30, Nouvelle Lune (distance 406.401 km ; diamètre apparent 29’24 »)
  • Mardi 19 à 01h28, la Lune passe à l’apogée (406.604 km) ; à 16h55 croissant lunaire de 1,88%, le plus jeune de la lunaison, théoriquement facilement visible à l’œil nu 34h25m après la Nouvelle Lune.
  • Jeudi 21 à 16h27, Solstice de Décembre, début de l’Hiver dans l’hémisphère nord.
  • Lundi 25 à 17h54, Conjonction géocentrique en longitude entre Vénus et Saturne, à 1°07′, visible uniquement dans le champ du coronographe LASCO C3 du satellite SOHO-Image SOHO/Lasco C3.
  • Mardi 26 à 09h19, Premier Quartier (distance 385.611 km ; diamètre apparent 30’59 »).
membre

Conférence du mardi 5 décembre 2017 à l’Ecole de…

Le point astronomique

sur terre et sur mer

Le Point Astronomique : déterminez le lieu où vous vous trouvez

Même si le GPS a été depuis 20 ans une révolution en navigation, nous ne devons pas oublier que ce système nous rend dépendants d’un système complexe sur lequel nous n’avons aucune maîtrise. Une bête panne d’électronique ou plus simplement d’alimentation électrique et la navigation astronomique retrouve ses lettres de noblesse. Dès que le navigateur s’éloigne des côtes, il doit substituer aux moyens de la navigation côtière d’autres techniques de navigation. Les astres remplacent alors les amers terrestres habituels pour devenir à leur tour points de repère. On ne peut donc naviguer en haute mer et en toute sécurité sans être en mesure d’effectuer un point astronomique…

Comment se situer à la surface de la terre en toute autonomie ? Comment la cartographie utilise-t-elle ces techniques ? Philippe Charton nous parlera du point astronomique sur terre et sur mer, de la découverte du déplacement des pôles… et répondra à vos questions…

Rappel : la conférence et les observations du vendredi soir sont dédiées aux membres adhérents.
Pour devenir membre c’est ici

 

membre

Voici la Copernic’letter du mois de décembre 2017

Bonjour à tous,

Notre prochaine conférence est prévue mardi 5 décembre 2017 à 20h30 à Haute Corréo.

Comment se situer à la surface de la terre en toute autonomie ? Comment la cartographie utilise-t-elle ces techniques ? Notre conférencier Philippe Charton nous parlera du point astronomique sur terre et sur mer, de la découverte du déplacement des pôles… et répondra à vos questions…

Nous profiterons de cette soirée conviviale pour fêter la Saint Nicolas Copernic ! En toute simplicité chacun pourra ramener au choix une « préparation maison », une boisson… que nous partagerons tous ensemble dans la bonne humeur !

Nous vous espérons nombreux à cette soirée.

Bien amicalement.

Marie-Christine

membre

Fusion d’étoiles à neutrons, sursaut gamma et… onde gravitationnelle

Première détection simultanée par LIGO-VIRGO, INTEGRAL et FERMI d’une onde gravitationnelle issue de la fusion d’étoiles à neutrons

Vue d’artiste : Collision de 2 étoiles à neutrons – Crédits : Dana Berry, SkyWorks Digital, Inc.

Pour la première fois, une onde gravitationnelle (GW170817) a été détectée simultanément (à 2 secondes près) avec une émission de photons sous la forme d’un sursaut gamma de courte durée (GRB170817A).

L’onde gravitationnelle a été détectée par les détecteurs américain LIGO et européen VIRGO, le sursaut gamma par le Gamma-ray Burst Monitor (GBM) du satellite FERMI et par le spectromètre SPI sur la mission INTEGRAL. Le spectromètre SPI d’Integral a été construit par le CNES en partenariat avec le CNRS et le CEA. Le CNES soutient les équipes françaises du CNRS et du CEA qui jouent un rôle essentiel dans l’analyse des données de Fermi.

Ces détections indépendantes permettent d’identifier cet évènement comme la coalescence  de deux étoiles à neutrons.

La découverte est d’une importance majeure pour la physique fondamentale et l’astrophysique. Elle a permis d’associer une onde gravitationnelle avec un « objet astrophysique ».

https://sciences-techniques.cnes.fr/fr/fusion-detoiles-neutron-sursaut-gamma-et-onde-gravitationnelle

 

membre

Incendies, éruptions – Suivis à la trace depuis l’Espace

Feux, éruptions volcaniques… Les événements exceptionnels laissent des traces chimiques dans l’atmosphère terrestre. En orbite à 820 km d’altitude, l’instrument IASI suit leurs déplacements au gré des vents avec, à la clé, le développement de systèmes d’alerte.

Incendie au Portugal vu par le satellite européen Sentinel-2 le 7 octobre 2017. Crédits : Copernicus 2017, ESA / traitement : Pierre Markuse.

2017. Le Portugal fait face à des incendies à répétition en raison d’une sécheresse particulièrement marquée. A chaque feu, du monoxyde de carbone est relâché dans l’atmosphère. Comme le nuage de Tchernobyl, ce gaz ne s’est pas arrêté aux frontières. Le 16 octobre, emporté par l’ouragan Ophelia puis les vents d’Ouest, il a survolé la Bretagne, le Royaume-Uni, la Norvège… Le 18 octobre, le panache de gaz avait même atteint la mer Caspienne, en Asie centrale ! Si on le sait aussi bien, c’est grâce aux 2 instruments IASI du CNES qui équipent les satellites météorologiques européens Metop-A et Metop-B…

https://cnes.fr/fr/incendies-eruptions-suivis-depuis-espace

 

 

News

L’instrument MUSE complète le sondage spectroscopique le plus profond…

eso1738fr — Communiqué de presse scientifique

Le sondage spectroscopique le plus profond jamais réalisé

29 novembre 2017

Les astronomes utilisant l’instrument MUSE sur le Very Large Telescope de l’ESO au Chili ont mené le sondage spectroscopique le plus profond jamais réalisé. Ils se sont concentrés sur le champ ultra-profond de Hubble, mesurant les distances et les propriétés de 1600 galaxies très faibles dont 72 nouvelles galaxies qui n’avaient jamais été détectées auparavant, même par le télescope spatial Hubble. Ce jeu de données révolutionnaire a déjà donné lieu à dix articles scientifiques publiés dans un numéro spécial d’Astronomy & Astrophysics. La richesse exceptionnelle des informations fournies par MUSE donne aux astronomes un aperçu de la formation des étoiles dans l’Univers primordial. Il permet aussi d’étudier les mouvements et autres propriétés des galaxies primordiales. Cette avancée spectaculaire de notre connaissance de l’Univers lointain est rendue possible grâce aux capacités spectroscopiques uniques de MUSE.

L’équipe MUSE HUDF Survey, dirigée par Roland Bacon du Centre de recherche astrophysique de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon, France), a utilisé MUSE (Multi Unit Spectroscopic Explorer) pour observer le champ ultra profond de Hubble (heic0406), une zone très étudiée du sud dans la constellation du Fourneau, notamment par le télescope spatial Hubble. Cela a abouti aux observations spectroscopiques les plus profondes jamais réalisées, avec la mesure d’informations spectroscopiques précises pour 1600 galaxies, dix fois plus que ce qui a été laborieusement obtenu dans ce domaine au cours de la dernière décennie par les grands télescopes au sol.

Les images de l’HUDF, publiées en 2004, prises par le télescope spatial Hubble de la NASA / ESA ont été pionnières dans les observations de l’Univers lointain. Elles ont sondé plus profondément que jamais cette région du ciel et ont révélé une ménagerie de galaxies datant de moins d’un milliard d’années après le Big Bang. La même zone a ensuite été observée à plusieurs reprises par Hubble et d’autres télescopes, ce qui a donné la vision la plus profonde de l’Univers connue à ce jour [1]. Aujourd’hui, et ce malgré la profondeur des observations de Hubble, MUSE a – parmi de nombreux autres résultats – révélé 72 galaxies jamais vues auparavant dans cette toute petite zone du ciel.

Roland Bacon reprend l’histoire: «MUSE peut faire quelque chose que Hubble ne peut pas faire – il disperse la lumière de chaque point de l’image en toutes ses couleurs pour créer un spectre. Cela nous permet de mesurer la distance, les couleurs et les autres propriétés de toutes les galaxies que nous pouvons détecter – y compris celles qui sont invisibles au télescope Hubble lui-même! « 

Les données de MUSE fournissent une nouvelle vision des galaxies très lointaines, observées peu après le début de l’Univers, environ 13 milliards d’années dans le passé. L’instrument peut détecter des galaxies 100 fois plus faibles que lors des précédentes campagnes d’observation. Ces données s’ajoutent à un champ déjà richement étudié. C’est une nouvelle étape dans l’étude de l’Univers lointain qui nous permet d’avancer dans notre connaissance de l’évolution des galaxies avec le temps.

Le sondage a révélé 72 galaxies appelées émetteurs Lyman-alpha car elles brillent très intensément à la longue d’onde de la lumière Lyman-alpha [2]. La compréhension actuelle de la formation stellaire ne permet pas d’expliquer entièrement ces galaxies, qui semblent essentiellement briller dans cette couleur. C’est parce que MUSE disperse la lumière dans ses différentes couleurs que ces objets deviennent apparents, mais ils restent invisibles dans les images directes et profondes telles que celles de Hubble.

Jarle Brinchmann de l’Université de Leiden, Pays-Bas et IA, CAUP, Porto, Portugal, premier auteur d’un article décrivant les résultats de cette enquête, explique: « MUSE a la capacité unique d’extraire des informations sur les plus jeunes galaxies de l’Univers. – même dans une partie du ciel déjà très bien étudiée. Nous apprenons des choses sur ces galaxies qui ne sont possibles qu’avec la spectroscopie, comme le contenu chimique et les mouvements internes – et cela non pas en observant les galaxies individuellement mais simultanément pour toutes les galaxies!« 

Une autre découverte majeure de cette étude est la détection systématique des halos géants d’hydrogène lumineux autour des galaxies dans l’Univers primitif, donnant aux astronomes un moyen nouveau et prometteur pour étudier les interactions des galaxies avec leur milieu environnant.

Parmi les autres applications potentielles de cet ensemble unique de données, qui sont explorées dans la série d’articles, citons le rôle des galaxies faibles durant la ré-ionisation cosmique (commençant juste 380 000 ans après le Big Bang), l’évolution du taux de fusion des galaxies avec le temps, l’étude des vents galactiques et la formation des étoiles dans l’Univers jeune.

“Étonnamment, ces données ont toutes été prises sans le système d’optique adaptative (AOF) qui vient tout juste d’être couplé à MUSE. La mise en service de l’AOF après une décennie de travail intensif par les astronomes et les ingénieurs de l’ESO ouvre la perspective d’encore plus de données révolutionnaires à l’avenir », conclut Roland Bacon [3].

Notes

[1] Le Hubble Ultra Deep Field est l’un des champs les plus étudiés de l’espace. A ce jour, 13 instruments sur huit télescopes, dont ALMA ESO (eso1633), ont observé ce champ dans tous les domaines de longue d’onde possible, depuis les rayons X jusqu’aux longueurs d’onde radio.

[2] Les électrons chargés négativement qui orbitent autour du noyau chargé positivement dans un atome ont des niveaux d’énergie quantifiés. Autrement dit, ils ne peuvent exister que dans des états d’énergie spécifiques, et ils ne peuvent que faire la transition entre ces niveaux en gagnant ou en perdant des quantités précises d’énergie. Le rayonnement Lyman-alpha est produit lorsque les électrons dans les atomes d’hydrogène tombent du deuxième au plus bas niveau d’énergie. La quantité précise d’énergie perdue est libérée sous forme de lumière dans une longueur d’onde particulière, dans la partie ultraviolette du spectre, que les astronomes peuvent détecter avec des télescopes spatiaux ou sur Terre dans le cas d’objets qui sont décalés vers le rouge. Pour ces données, à un décalage vers le rouge de z ~ 3-6.6, la lumière Lyman-alpha est vue comme une lumière visible ou proche infrarouge.

[3] L’installation de l’optique adaptative avec MUSE a déjà révélé des anneaux auparavant invisibles autour de la nébuleuse planétaire IC 4406 (eso1724).

Plus d’informations

Cette recherche a été présentée dans une série de 10 articles à paraître dans la revue Astronomy & Astrophysics.

Les équipes sont composées de Roland Bacon(CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon, Université de Lyon, Lyon, France), Hanae Inami (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon, Université de Lyon, Lyon, France), Jarle Brinchmann (Leiden Observatory, Leiden, the Netherlands; Instituto de Astrofísica e Ciências do Espaço, Porto, Portugal), Michael Maseda (Leiden Observatory, Leiden, the Netherlands), Adrien Guerou (IRAP, CNRS, Université Toulouse III – Paul Sabatier, CNES, Université de Toulouse, France; ESO, Garching, Germany), A. B. Drake (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon, Université de Lyon, Lyon, France), H. Finley (IRAP, Université de Toulouse, Toulouse, France), F. Leclercq (Université de Lyon, Lyon, France), E. Ventou (IRAP, CNRS, Université Toulouse III – Paul Sabatier, CNES Université de Toulouse, Toulouse, France), T. Hashimoto (Université de Lyon, Lyon, France), Simon Conseil (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), David Mary (Laboratoire Lagrange, CNRS, Observatoire de la Côte d’Azur, Université de Nice, Nice, France), Martin Shepherd (Université de Lyon, Lyon, France), Mohammad Akhlaghi (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), Peter M. Weilbacher (Leibniz-Institut für Astrophysik Postdam, Postdam, Germany), Laure Piqueras(CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), Lutz Wisotzki (Leibniz-Institut für Astrophysik Potsdam, Potsdam, Germany), David Lagattuta (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), Benoit Epinat (IRAP, CNRS, Université Toulouse III – Paul Sabatier, CNES, Université de Toulouse, Toulouse, France; et LAM, CNRS, Aix Marseille Université, Marseille, France), Sebastiano Cantalupo (ETH Zurich, Zurich, Switzerland), Jean Baptiste Courbot (Université de Lyon, Lyon, France; ICube, Université de Strasbourg, Strasbourg, France), Thierry Contini (IRAP, CNRS, Université Toulouse III – Paul Sabatier, CNES Université de Toulouse, Toulouse, France), Johan Richard (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), Rychard Bouwens (Leiden Observatory, Leiden, the Netherlands), Nicolas Bouché (IRAP, CNRS, Université Toulouse III – Paul Sabatier, CNES Université de Toulouse, Toulouse, France), Wolfram Kollatschny (AIG, Universität Göttingen, Göttingen, Germany), Joop Schaye (Leiden Observatory, Leiden, the Netherlands), Raffaella Anna Marino (ETH Zurich, Zurich, Switzerland), Roser Pello (IRAP, CNRS, Université Toulouse III – Paul Sabatier, CNES Université de Toulouse, Toulouse, France), Christian Herenz (Leibniz-Institut für Astrophysik Potsdam, Potsdam, Germany), Bruno Guiderdoni (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France),, Marcella Carollo (ETH Zurich, Zurich, Switzerland), S. Hamer (Université de Lyon, Lyon, France), B. Clément (Université de Lyon, Lyon, France), G. Desprez (Université de Lyon, Lyon, France), L. Michel-Dansac (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), M. Paavast (Leiden Observatory, Leiden, the Netherlands), L. Tresse (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), L. A. Boogaard (Leiden Observatory, Leiden, the Netherlands), J. Chevallard (Scientific Support Office, ESA/ESTEC, Noordwijk, the Netherlands) S. Charlot (Sorbonne University, Paris, France), J. Verhamme (Université de Lyon, Lyon, France), Marijn Franx (Leiden Observatory, Leiden, the Netherlands), Kasper B. Schmidt (Leibniz-Institut für Astrophysik Potsdam, Potsdam, Germany), Anna Feltre (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), Davor Krajnović (Leibniz-Institut für Astrophysik Potsdam, Potsdam, Germany), Eric Emsellem (ESO, Garching, Germany; Université de Lyon, Lyon, France), Mark den Brok (ETH Zurich, Zurich, Switzerland), Santiago Erroz-Ferrer (ETH Zurich, Zurich, Switzerland), Peter Mitchell (CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), Thibault Garel (Université de Lyon, Lyon, France), Jeremy Blaizot(CRAL – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon Université de Lyon, Lyon, France), Edmund Christian Herenz (Department of Astronomy, Stockholm University, Stockholm, Sweden), D. Lam (Leiden University, Leiden, the Netherlands), M. Steinmetz (Leibniz-Institut für Astrophysik Potsdam, Potsdam, Germany) and J. Lewis (Université de Lyon, Lyon, France).

L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope géant (ELT pour Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

Liens

Contacts

Thierry Botti

Laboratoire d’Astrophysique de Marseille / OSU Pythéas

Marseille, France

Tel: +33 4 95 04 41 06

Email: thierry.botti@osupytheas.fr

Roland Bacon

Lyon Centre for Astrophysics Research (CRAL)

France

Mobile: +33 6 08 9 14 27

Email: roland.bacon@univ-lyon1.fr

Jarle Brinchmann

University of Leiden

Netherlands

Mobile: +31 6 50 92 51 89

Email: jarle@strw.leidenuniv.nl

Davor Krajnovic

Leibniz Institute for Astrophysics Potsdam

Germany

Mobile: +49 160 24 34 574

Email: dkrajnovic@aip.de

Thierry Contini

Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie

France

Mobile: +33 6 62 64 12 68

Email: thierry.contini@irap.omp.eu

Richard Hook

ESO Public Information Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6655

Mobile: +49 151 1537 3591

Email: rhook@eso.org

Connect with ESO on social media

Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1738.

News

Des observations de l’ESO témoignent de l’étrange nature du…

eso1737fr — Communiqué de presse scientifique

Le VLT dévoile un objet de couleur rouge foncé et de forme allongée

20 novembre 2017

Des astronomes ont pour la toute première fois étudié un astéroïde en provenance de l’espace interstellaire lors de sa traversée de notre Système Solaire. Des observations effectuées au moyen du Very Large Telescope de l’ESO au Chili et d’autres observatoires disséminés à la surface du globe ont montré que cet objet particulier a voyagé dans l’espace des millions d’années avant de pénétrer à l’intérieur de notre système stellaire. C’est un objet de couleur rouge foncé, de forme très allongée, de composition métallique ou rocheuse, qui ne ressemble en rien aux composants habituels du Système Solaire. Les résultats de cette étude paraîtront au sein de l’édition du 20 novembre 2017 de la revue Nature.

Le 19 octobre 2017, le télescope Pan-STARRS 1 détecta depuis Hawaï un petit point de lumière se mouvant dans le ciel. A première vue, il ressemblait à un astéroïde de faibles dimensions se déplaçant à vitesse élevée. Toutefois, des observations complémentaires ont permis de précisément définir son orbite. Les calculs révélèrent, sans l’ombre d’un doute, que son origine différait nettement de celle de l’ensemble des astéroïdes et autres comètes observés à ce jour. Cet objet provenait, non pas de l’intérieur du Système Solaire, mais de l’espace interstellaire, en effet. Bien que classifié en premier lieu parmi les comètes, les observations de l’ESO ainsi que d’autres observatoires ne révélèrent aucun signe d’activité cométaire lors de son passage à proximité du Soleil en septembre 2017. L’objet a donc été rangé dans la classe des astéroïdes interstellaires et baptisé 1I/2017 U1 (`Oumuamua) [1].

“Il nous fallait agir rapidement” précise l’un des membres de l’équipe, Olivier Hainaut de l’ESO à Garching en Allemagne. “ Oumuamua s’éloignait déjà du Soleil en direction de l’espace interstellaire”.

Le Very Large Telescope de l’ESO fut aussitôt réquisitionné dans le but de déterminer l’orbite de l’objet, sa brillance ainsi que sa couleur, avec une précision meilleure que celle caractérisant les plus petits télescopes. La rapidité d’exécution fut essentielle, la luminosité d’`Oumuamua diminuant drastiquement à mesure qu’il s’éloignait du Soleil, de l’orbite terrestre notamment, vers l’extérieur du Système Solaire. D’autres surprises étaient à venir.

En combinant les images acquises au travers de quatre filtres différents intercalés sur l’instrument FORS du VLT avec les clichés obtenus au moyen d’autres grands télescopes, l’équipe d’astronomes emmenée par Karen Meech (Institut d’Astronomie, Hawaï, Etats-Unis) a mis en évidence la variation périodique de luminosité de `Oumuamua : sa brillance varie d’un facteur dix en effet au fil de sa rotation autour de son axe, soit en l’espace de 7,3 heures.

Karen Meech revient sur cette découverte : “Cette variation importante et inhabituelle de luminosité s’explique par la forme très allongée de l’objet : il est une dizaine de fois plus long que large, d’apparence compliquée, ondulée. Nous avons par ailleurs constaté qu’il était de couleur rouge foncé, semblable à celle des objets situés en périphérie du Système Solaire, et qu’il était totalement inerte, aucune trace de poussière n’ayant été détectée dans son environnement proche.”

Ces propriétés laissent à penser que `Oumuamua est un objet dense, potentiellement rocheux voire majoritairement constitué de métal, dépourvu de quantités significatives d’eau ou de glace, et que la couleur sombre de sa surface résulte des effets de l’irradiation par les rayons cosmiques sur des millions d’années. Sa longueur est estimée à plus de 400 mètres.

Les calculs orbitaux préliminaires indiquent que l’objet provenait d’une région du ciel voisine de l’étoile Vega, dans la constellation boréale de la Lyre. Toutefois, bien qu’il se meuve à la vitesse éclair de 90 000 kilomètres par heure, le voyage depuis l’espace interstellaire jusqu’à notre Système Solaire dura quelque 300 000 ans. A cette époque reculée, Véga n’occupait pas sa position actuelle. `Oumuamua a probablement erré dans la Voie Lactée, indépendamment de tout système stellaire, des centaines de millions d’années avant qu’il ne rencontre fortuitement le Système Solaire.

Les astronomes estiment qu’un astéroïde interstellaire semblable à `Oumuamua pénètre à l’intérieur du Système Solaire chaque année ou presque. Toutefois, leur faible luminosité les rend difficiles à détecter. A l’heure actuelle, seuls les télescopes de sondage tel Pan-STARRS s’avèrent suffisamment puissants pour les détecter.

“Nous continuons d’observer cet objet si particulier”, conclut Olivier Hainaut, “et espérons déterminer, avec une précision accrue, sa provenance ainsi que sa destination prochaine au sein de la galaxie. Maintenant que nous avons découvert le tout premier rocher interstellaire, nous nous préparons à en observer d’autres !”

Notes

[1] L’équipe de Pan-STARRS a suggéré d’attribuer à l’objet interstellaire une appellation hawaïenne. Cette proposition a été retenue par l’International Astronomical Union, responsable de l’attribution des noms officiels aux corps du Système Solaire et au-delà. En outre, l’IAU a créé une nouvelle classe d’objets pour les astéroïdes interstellaires, dont cet objet constitue le tout premier représentant. Les références à cet objet figurent ci-après : 1I, 1I/2017 U1, 1I/`Oumuamua et 1I/2017 U1 (`Oumuamua). Le caractère précédant le O est un okina. Cette appellation se prononce comme suit : H O u mu a mu a. Avant l’introduction de cette nouvelle nomenclature, l’objet était désigné A/2017 U1.

Plus d’informations

Ce travail de recherche a fait l’objet d’un article intitulé “A brief visit from a red and extremely elongated interstellar asteroid”, par K. Meech et al., à paraître dans l’édition du XXX de la revue Nature.

L’équipe est composée de Karen J. Meech (Institut d’Astronomie, Honolulu, Hawaï, Etats-Unis [IfA]) Robert Weryk (IfA), Marco Micheli (Centre de Coordination SSA-NEO de l’ESA, Frascati, Italie; INAF–Osservatoire Astronomique de Rome, Monte Porzio Catone, Italie), Jan T. Kleyna (IfA) Olivier Hainaut (ESO, Garching, Allemagne), Robert Jedicke (IfA) Richard J. Wainscoat (IfA) Kenneth C. Chambers (IfA) Jacqueline V. Keane (IfA), Andreea Petric (IfA), Larry Denneau (IfA), Eugene Magnier (IfA), Mark E. Huber (IfA), Heather Flewelling (IfA), Chris Waters (IfA), Eva Schunova-Lilly (IfA) et Serge Chastel (IfA).

L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope géant (ELT pour Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

Liens

Contacts

Thierry Botti

Laboratoire d’Astrophysique de Marseille / OSU Pythéas

Marseille, France

Tel: +33 4 95 04 41 06

Email: thierry.botti@osupytheas.fr

Olivier Hainaut

ESO

Garching, Germany

Tel: +49 89 3200 6752

Email: ohainaut@eso.org

Karen Meech

Institute for Astronomy

Honolulu, Hawai`i, USA

Mobile: +1-720-231-7048

Email: meech@IfA.Hawaii.Edu

Richard Hook

ESO Public Information Officer

Garching bei München, Germany

Tel: +49 89 3200 6655

Mobile: +49 151 1537 3591

Email: rhook@eso.org

Connect with ESO on social media

Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1737.