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Le Petit Nuage de Magellan vu par VISTA

 

 

Le Petit Nuage de Magellan (SMC) est une galaxie de l’hémisphère sud dont les étranges contours sont visibles à l’œil nu. La présence de vastes nuages de poussière interstellaire empêche toutefois les télescopes opérant dans le domaine visible d’accéder à son contenu. La capacité de VISTA à sonder l’infrarouge a récemment permis aux astronomes d’apercevoir, avec une clarté inégalée, une myriade d’étoiles au sein de cette galaxie voisine de la nôtre. Ces observations ont donné lieu à la constitution d’une image record – l’image infrarouge la plus importante par la taille acquise à ce jour du Petit Nuage de Magellan – entièrement constellée de millions d’étoiles.

En plus du SMC lui-même, cette image à très grand champ révèle la présence de nombreuses galaxies d’arrière-plan ainsi que de quelques amas stellaires dont 47 Tucanae, un amas globulaire particulièrement brillant situé dans la partie droite de cette image.

Crédit:

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Au mois d’avril à Copernic

Bonjour à tous,

Aujourd’hui l’Association Copernic met en place sa « newsletter mensuelle » pour mieux vous informer. Nous espérons que cette nouvelle présentation vous conviendra. Vous pouvez nous aider par vos avis et conseils à en faire un excellent moyen de communication…

Jean-Marie Terrasse sera notre conférencier le mardi 4 avril 2017 à 20h30, à l’école de Haute Corréo.

Nous vous espérons nombreux à cette soirée.

Bien amicalement.

Marie-Christine

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COPERNIC – Conférence du mardi 4 avril 2017 à…

Le « code barre » qui a changé la Physique !

On doit à la présence de quatre tout-petits traits noirs dans le spectre du Soleil – tout le contraire des barreaux d’une prison – l’apparition d’une toute nouvelle physique capable d’expliquer le comportement des choses à très petite échelle. Ce fut l’avènement de la physique quantique avec son pouvoir de prédiction hallucinant et, jusqu’ici, jamais mis en défaut, tout en étant profondément déroutant.

C’est l’histoire de ce bond prodigieux, accompli par la physique au début du 20è siècle, avec bien sûr ses implications astronomiques, qui vous sera contée lors de notre prochaine conférence. Attachez bien vos ceintures ! Mais non, rassurez-vous, la conférence est tout public…

Quantiquement vôtre ! Jean-Marie Terrasse.

 

Rappel : la conférence et les observations du vendredi soir sont dédiées aux membres adhérents.

Pour devenir membre c’est ici

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L’objet le plus éloigné jamais observé par ALMA

Grâce à ALMA, des astronomes ont détecté une vaste quantité de poussière d’étoiles brillante au sein d’une galaxie qui nous apparaît telle qu’elle était lorsque l’Univers était encore jeune – 4% de son âge actuel. Cette galaxie, la plus lointaine au sein de laquelle de la poussière et de l’oxygène ont été détectés, est observée peu après sa formation. Ces nouveaux résultats apportent de précieuses informations concernant la naissance et la mort explosive des toutes premières étoiles

http://www.eso.org/public/france/news/eso1708/?lang

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Le ciel du mois d’avril (heures en TU +…

 

  • Samedi 1er, conjonction entre Aldebaran et la Lune, à 0°20′ (occultation d’Aldebaran par la Lune, visible depuis l’est et le nord-est de l’Afrique, l’Arabie, l’Asie, le Japon, le nord-ouest de l’Océan Pacifique) ; A 10h17 plus grande élongation de Mercure à l’est du Soleil, à 18°59’41 ».
  • Lundi 3, la déclinaison de la Lune est maximale au nord de l’écliptique, à +18°58’58 » ; Premier Quartier (distance 373.045 km ; diamètre apparent 32’01 »).
  • Vendredi 7 à 04h28, conjonction géocentrique en longitude entre Régulus et la Lune, à 0°42′ (occultation de Régulus par la Lune, visible depuis le sud de l’Océan Pacifique, le sud de l’Amérique du Sud) ; A 09h13 la Lune passe au nœud ascendant de son orbite.
  • Lundi 10 à 21h21, conjonction géocentrique en ascension droite entre Jupiter et la Lune pratiquement Pleine, à 2°10′ ; A 22h57 conjonction géocentrique en longitude entre Jupiter et la Lune, à 2°03′.
  • Mardi 11, pleine Lune (distance 398.715 km ; diamètre apparent 29’58 »)
  • Mercredi 15, la Lune passe à l’apogée (405.477 km) ; Mercure traverse le champ du coronographe LASCO C3 du satellite SOHO, du 15 au 25 Avril Image SOHO/Lasco C3
  • Jeudi 16 à 18h19 conjonction géocentrique en ascension droite entre Saturne et la Lune gibbeuse décroissante, à 3°13′, à voir à l’aube ; A 18h25 conjonction géocentrique en longitude entre Saturne et la Lune, à 3°13′.
  • Vendredi 17, la déclinaison de la Lune est maximale au sud de l’écliptique, à -19°05’45 ».
  • Dimanche 19, dernier Quartier (distance 396.600 km ; diamètre apparent 30’07 »).
  • Mardi 21 à 22h29, la Lune passe au nœud descendant de son orbite
  • Mercredi 22, maximum de l’essaim météoritique des Lyrides (taux horaire 18).
  • Jeudi 23 à 17h57, conjonction géocentrique en ascension droite entre Vénus et le croissant de Lune, à 5°10′, à voir à l’aube ; A 21h34 conjonction géocentrique en longitude entre Vénus et croissant lunaire, à 4°53′.
  • Samedi 25 à 04h51, un croissant lunaire de 2,60%, le plus vieux de la lunaison, est théoriquement visible à l’aide d’un instrument, mais pourrait être visible à l’œil nu.
  • Dimanche 26, Nouvelle Lune (distance 360.541 km ; diamètre apparent 33’08 »).
  • Lundi 27 à 19h35,un croissant lunaire de 2,76%, le plus jeune de la lunaison, est théoriquement facilement visible à l’œil nu ; A 22h37 conjonction géocentrique en ascension droite entre la Lune et l’amas des Pléiades (M45), à 9°20′.
  • Mardi 28 à 1h50, conjonction géocentrique en longitude entre la Lune et l’amas des Pléiades (M45), à 9°07′ ; A 07h30 conjonction géocentrique en ascension droite entre Mars et le fin croissant de Lune, à 5°46′, à voir au crépuscule ; A 09h16 conjonction géocentrique en ascension droite entre Mars et la Lune, à 5°40′ ; A 17h36 conjonction géocentrique en longitude entre Aldebaran et le jeune croissant lunaire, à 0°29′ (occultation d’Aldebaran par la Lune, visible depuis l’Amérique du Nord, le Mexique, le nord de l’Océan Atlantique, le sud du Groenland, l’Islande, le nord de l’Afrique, l’est de l’Europe).
  • Jeudi 30, la déclinaison de la Lune est maximale au nord de l’écliptique, à +19°11’09 ».
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Bonjour à tous,

L’Association Copernic a mis en place sa « newsletter mensuelle » pour mieux vous informer. Nous espérons que cette nouvelle présentation vous convient. Vous pouvez toujours nous aider par vos avis et conseils à en faire un excellent moyen de communication…

Jean-Marie Terrasse présentera la deuxième partie de sa conférence le mardi 2 mai à 20h30, à l’école de Haute Corréo.

Nous vous espérons nombreux à cette soirée.

Bien amicalement.

Marie-Christine

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Le ciel du mois de mars (heures en TU…

  • Mercredi 1er à 16h11 conjonction entre Uranus et la Lune, à 3°34′ ; à 18h57 conjonction entre Mars et le mince croissant de Lune, à 4°19′.
  • Vendredi 3, La Lune passe au périgée (369.063 km).
  • Samedi 4 à 6h48, conjonction entre la Lune et l’amas des Pléiades (M45), à 9°34′ ; à 11h10 conjonction entre Mercure et Neptune, à 1°01′, à voir uniquement dans le champ du coronographe LASCO C3 du satellite SOHO.
  • Dimanche 5, Premier Quartier (distance 370.468 km ; diamètre apparent 32’15 »).
  • Vendredi 10, Conjonction entre Régulus (alpha Leonis) et la Lune, à 0°46′.
  • Mardi 14 à 20h04 conjonction géocentrique en ascension droite entre Jupiter et la Lune, à 2°27′ ; à 21h51 conjonction géocentrique en longitude entre Jupiter et la Lune, à 2°20′.
  • Mercredi 15 à 3h36, conjonction entre Spica et la Lune gibbeuse décroissante, à 6°07′.
  • Samedi 18 à voir au crépuscule, conjonction entre Mercure et Vénus, à 8°32′ ; à 17h26 La Lune passe à l’apogée (404.650 km).
  • Lundi 20 à voir à l’aube, conjonction entre Saturne et le Dernier Quartier de Lune, à 3°26′ ; Dernier Quartier (distance 402.266 km, diamètre apparent 29’42 ») ; à 18h00 Vénus, entre le 20 et le 24 Mars, est repérable à l’œil nu dans le ciel crépusculaire juste après le coucher du Soleil et quelques heures plus tard dans le ciel de l’aube.
  • Vendredi 24, Vénus traverse le champ du coronographe LASCO C3 du satellite SOHO, du 24 au 27 Mars 2017 – Image SOHO/Lasco C3.
  • Dimanche 26 à 01h00, Passage à l’heure d’été dans les pays de la Communauté Européenne. Il faut avancer votre montre d’une heure. A 02h00, votre montre, qui indiquait l’heure légale sur la base de TU+1h, doit maintenant indiquer l’heure sur la base de TU+ 2h, soit 03h00 ; à 5h33 croissant lunaire de 4,63%, le plus vieux de la lunaison, théoriquement facilement visible à l’œil nu 45h25m avant la Nouvelle Lune.
  • Mardi 28 à 2h58, Nouvelle Lune (distance 367.865 km ; diamètre apparent 32’28 »).
  • Mercredi 29 à voir au crépuscule, conjonction entre Mercure et le fin croissant de Lune, à 6°35′ ; à 19h11 croissant lunaire de 4,07%, le plus jeune de la lunaison, théoriquement facilement visible à l’œil nu 40h14m après la Nouvelle Lune.
  • Jeudi 30 à 12h40 La Lune passe au périgée (363.854 km).
  • Vendredi 31, conjonction entre la Lune et l’amas des Pléiades (M45).

 

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COPERNIC – Conférence du mardi 7 mars 2017

LA MESURE DE LA TERRE

Elle est grande ! Comment en faire le tour ? Comment apprécier et mesurer ses vraies dimensions, alors que nos pas sont si courts, nos moyens si limités, surtout ceux des Anciens ? Et bien ils l’ont fait, et qui plus est, avec leurs pas, et ceci avant Jésus-Christ ! Comment savoir si elle est vraiment ronde, ou cabossée, ou pointue, ou aplatie ? Il a fallu trouver, arpenter, calculer…

Quelle aventure ! Marie-Pierre vous la racontera en ce mardi 7 mars, à 20 h 30 à l’Ecole de Haute-Corréo.

Rappel : la conférence et les observations du vendredi soir sont dédiées aux membres adhérents. Pour devenir membres c’est ici

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La naine ultrafroide et les sept planètes

eso1706fr — Communiqué de presse scientifique

Des exoterres tempérées découvertes au sein d’un système planétaire d’une extraordinaire richesse

22 février 2017

 

 

Des astronomes ont découvert un système composé de sept planètes dont la taille avoisine celle de la Terre et distant de 40 années-lumière seulement. Ces planètes ont toutes été détectées lors de leur passage devant leur étoile hôte, une naine ultrafroide cataloguée TRAPPIST-1, au moyen de télescopes au sol et dans l’espace, parmi lesquels figure le Very Large Telescope de l’ESO. Un article à paraître ce jour au sein de la revue Nature précise que trois de ces planètes occupent la zone d’habitabilité et sont susceptibles d’être couvertes d’océans d’eau liquide, augmentant ainsi la probabilité que ce système abrite la vie. Ce système se distingue au travers du très grand nombre d’exoterres qu’il renferme, ainsi que du nombre d’exoterres potentiellement recouvertes d’eau liquide.

Des astronomes utilisant le télescope TRAPPIST–Sud installé à l’Observatoire de La Silla de l’ESO, le Very Large Telescope (VLT) situé à Paranal, le Télescope Spatial Spitzer de la NASA ainsi que d’autres télescopes disséminés dans le monde entier [1], viennent de confirmer l’existence d’au moins sept planètes de petite taille en orbite autour de la naine rouge et froide cataloguée TRAPPIST-1[2]. L’ensemble des planètes, labellisées TRAPPIST-1b, c, d, e, f, g et h en fonction de la distance croissante à leur étoile hôte, présente des dimensions semblables à celles de la Terre [3].

L’observation des variations de luminosité stellaire générées par le passage de chacune des sept planètes devant leur étoile hôte – des événements baptisés transits – a procuré aux astronomes des informations relatives à leurs tailles, à leurs compositions ainsi qu’à leurs orbites respectives [4]. Il est ainsi apparu qu’au moins six des planètes intérieures sont semblables à la Terre, en termes de taille et de température.

Michael Gillon de l’Institut STAR à l’Université de Liège en Belgique et auteur principal de l’article, se réjouit de cette découverte : “Ce système planétaire est tout à fait surprenant – non seulement parce qu’il abrite un si grand nombre de planètes, mais également parce qu’elles sont toutes étonnamment semblables à notre Terre !”

Dotée d’une masse de 0,08 masse solaire seulement, TRAPPIST-1 est très petite à l’échelle stellaire – à peine plus grosse que la planète Jupiter. Bien que située à relative proximité de la Terre, au sein de la constellation du Verseau, elle paraît très peu brillante. Les astronomes suspectaient la possible présence de nombreuses exoterres à proximité directe de telles étoiles naines, ce qui leur a valu d’être élevées au rang de cibles prometteuses pour la recherche de vie extraterrestre. Toutefois, TRAPPIST-1 est à ce jour le seul et unique système de ce type à avoir fait l’objet d’une détection.

Amaury Triaud, co-auteur de l’étude, de préciser : “Le rayonnement issu d’étoiles naines telle TRAPPIST-1 est bien plus faible que celui émis par notre Soleil. La présence d’eau en surface suppose donc que les planètes se situent à plus grande proximité de leur étoile hôte que les planètes de notre Système Solaire. Par chance, il semble que ce type de configuration compacte existe autour de TRAPPIST-1 !”

L’équipe a par ailleurs établi que toutes les planètes de ce système sont semblables en terme de taille à la Terre ainsi qu’à Vénus, voire sensiblement plus petites. Les mesures de densité invitent à penser que les six planètes les plus proches de leur étoile hôte sont de composition rocheuse.

En outre, les orbites planétaires sont semblables à celles des satellites joviens – bien inférieures donc à l’orbite de Mercure autour de notre Soleil. Les dimensions restreintes de TRAPPIST-1, sa faible température de surface également, se trouvent compensées par la proximité de ses planètes intérieures : TRAPPIST-1c, d et f reçoivent autant d’énergie en effet que Vénus, la Terre et Mars respectivement.

Chacune des sept planètes détectées au sein de ce système est susceptible d’abriter de l’eau liquide en surface. Leurs distances orbitales respectives permettent toutefois de hiérarchiser les probabilités. Les modèles climatiques suggèrent ainsi que les planètes les plus proches de leur étoile hôte, à savoir TRAPPIST-1b, c et d, sont probablement trop chaudes pour être totalement couvertes d’eau liquide. A l’inverse, TRAPPIST-1h se situe certainement à trop grande distance de TRAPPIST-1 pour que de l’eau liquide existe en surface – à moins que des processus de réchauffement alternatifs n’y surviennent [5]. Parce qu’elles se situent au cœur même de la zone d’habitabilité et sont susceptibles d’abriter des océans, TRAPPIST-1e, f et g constituent, pour les chasseurs d’exoplanètes, des candidates rêvées [6].

Ces nouvelles découvertes font de TRAPPIST-1 une cible privilégiée pour des études ultérieures. Le Télescope Spatial Hubble du consortium NASA/ESA est d’ores et déjà en quête d’informations sur l’existence ou non d’atmosphère autour de ces planètes. Emmanuel Jehin, l’un des membres de l’équipe, est très enthousiaste : “La prochaine génération de télescopes, tels le Télescope géant Européen (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de l’ESO et le Télescope Spatial James Webb du consortium NASA/ESA/CSA, seront bientôt en mesure de détecter de l’eau et peut-être des traces de vie sur ces autres mondes.”

Notes

[1] Outre le Télescope Spatial Spitzer de la NASA, l’équipe a utilisé de nombreux instruments au sol : TRAPPIST–Sud installé à l’Observatoire de La Silla de l’ESO au Chili, HAWK-Iqui équipe le Very Large Telescope de l’ESO au Chili, TRAPPIST–Nord au Maroc, le télescope UKIRT de 3,8 mètres à Hawaï, les télescopes Liverpool de 2 mètres et William Herschel de 4 mètres implantés à La Palma dans les Iles Canaries, et le télescope SAAO de 1 mètre en Afrique du Sud.

[2] TRAPPIST-Sud (le petit télescope dédié aux transits des planètes et des planétésimaux situé dans l’hémisphère sud) est un télescope robotique belge de 0,6 mètre de diamètre installé à l’Observatoire de La Silla de l’ESO au Chili et piloté depuis l’Université de Liège. Sa mission consiste principalement à observer le rayonnement en provenance de 60 des naines ultrafroides et des naines brunes – des étoiles dont la masse est trop faible pour que des réactions nucléaires se produisent en leurs cœurs – les plus proches de la Terre, afin de détecter la survenue de transits planétaires. TRAPPIST-Sud et son jumeau TRAPPIST-Nord sont les précurseurs du système SPECULOOS en cours d’installation à l’Observatoire Paranal de l’ESO.

[3] Début 2016, une équipe d’astronomes, également menée par Michael Gillon, annonçait la découverte de trois planètes en orbite autour de TRAPPIST-1. La survenue d’un triple transit – observé au moyen de l’instrument HAWK-1 qui équipe le VLT – les a conduit à intensifier leurs observations de suivi du système. Ce transit démontrait l’existence d’au moins une autre planète autour de l’étoile. Et la courbe de lumière attestait pour la première fois des transits simultanés de trois exoterres tempérées, dont deux situées au sein de la zone habitable.

[4] La méthode des transits est l’une des plus utilisées par les astronomes pour déterminer la présence d’une planète autour d’une étoile. L’observation de la lumière en provenance de l’étoile permet de déceler les éventuelles variations de luminosité qu’engendre le passage d’une planète devant son étoile et le long de la ligne de visée – un phénomène baptisé transit. Lorsqu’une planète décrit une orbite autour de son étoile, elle passe régulièrement devant son étoile hôte, ce qui se traduit par de faibles variations de la luminosité stellaire.

[5] Parmi ces processus figure l’effet de marée généré par l’attraction gravitationnelle de TRAPPIST-1, et qui se traduit par des déformations répétées de la planète, l’apparition de forces de frottement internes et donc le dégagement de chaleur. Ce processus est à l’origine du volcanisme actif sur Io, l’un des satellites de Jupiter. Dans l’éventualité où TRAPPIST-1h aurait conservé une atmosphère primitive riche en hydrogène, son refroidissement pourrait s’effectuer à un rythme très lent.

[6] Cette découverte met au jour le plus vaste échantillon d’exoplanètes orbitant en proche résonance les unes avec les autres. Les astronomes ont précisément mesuré le temps nécessaire à chaque planète du système pour parcourir une orbite complète autour de TRAPPIST-1 – soit leurs périodes de révolution – et en ont déduit le rapport entre la période de chaque planète et celle de la planète voisine plus distante. Les six planètes les plus proches de TRAPPIST-1 présentent des rapports voisins de simples ratios, tel 5:3 ou 3:2. Cela signifie que les planètes se sont vraisemblablement formées simultanément, loin de leur étoile, puis qu’elles se sont déplacées vers l’intérieur du système jusqu’à adopter leur configuration actuelle. Si cette hypothèse se vérifiait, cela signifierait qu’elles sont de faible densité et riches en éléments volatiles et, par voie de conséquence, dotées d’une surface gelée et/ou d’une atmosphère.

Plus d’informations

Ce travail de recherche a fait l’objet d’un article intitulé “Seven temperate terrestrial planets around the nearby ultracool dwarf star TRAPPIST-1”, par M. Gillon et al.,à paraître au sein de la revue Nature.

L’équipe est composée de M. Gillon (Université de Liège, Liège, Belgique), A. H. M. J. Triaud (Institut d’Astronomie, Cambridge, Royaume-Uni), B.-O. Demory (Université de Bern, Bern, Suisse; Laboratoire Cavendish, Cambridge, Royaume-Uni), E. Jehin (Université de Liège, Liège, Belgique), E. Agol (Université de Washington, Seattle, Etats-Unis; Institut d’Astrobiologie de la NASA, Laboratoire de Planétologie Virtuelle, Seattle, Etats-Unis), K. M. Deck (Institut de Technologie de Californie, Pasadena, CA, Etats-Unis), S. M. Lederer (Centre Spatial Johnson de la NASA, Houston, Etats-Unis), J. de Wit (Institut de Technologie du Massachusetts, Cambridge, MA, Etats-Unis), A. Burdanov (Université de Liège, Liège, Belgique), J. G. Ingalls (Institut de Technologie de Californie, Pasadena, Californie, Etats-Unis), E. Bolmont (Université de Namur, Namur, Belgique; Laboratoire AIM Paris-Saclay, CEA/DRF – CNRS – Univ. Paris Diderot – IRFU/SAp, Centre de Saclay, France), J. Leconte (Univ. Bordeaux, Pessac, France), S. N. Raymond (Univ. Bordeaux, Pessac, France), F. Selsis (Univ. Bordeaux, Pessac, France), M. Turbet (Sorbonne Universités, Paris, France), K. Barkaoui (Observatoire Oukaimeden, Marrakesh, Maroc), A. Burgasser (Université de Californie, San Diego, Californie, Etats-Unis), M. R. Burleigh (Université de Leicester, Leicester, Royaume-Uni), S. J. Carey (Institut de Technologie de Californie, Pasadena, CA, Etats-Unis), C. M. Copperwheat (Université John Moores de Liverpool, Liverpool, Royaume-Uni), L. Delrez (Université de Liège, Liège, Belgique; Laboratoire Cavendish, Cambridge, Royaume-Uni), C. S. Fernandes (Université de Liège, Liège, Belgique), D. L. Holdsworth (Université de Lancashire, Preston, Royaume-Uni), E. J. Kotze (Observatoire Astronomique d’Afrique du Sud, Cape Town, Afrique du Sud), A. Chaushev (Université de Leicester, Royaume-Uni), V. Van Grootel (Université de Liège, Liège, Belgique), Y. Almleaky (Université du Roi Abdulaziz, Jeddah, Arabie Saoudite; Centre du Roi Abdullah dédié aux Observations du Croissant et à l’Astronomie, Makkah Clock, Arabie Saoudite), Z. Benkhaldoun (Observatoire Oukaimeden, Marrakesh, Maroc), P. Magain (Université de Liège, Liège, Belgique), et D. Queloz (Laboratoire Cavendish, Cambridge, Royaume-Uni; Département d’Astronomie, Université de Genève, Suisse).

L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’E-ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

Liens

Contacts

Thierry Botti

Laboratoire d’Astrophysique de Marseille / OSU Pythéas

Marseille, France

Tel: +33 4 95 04 41 06

Email: thierry.botti@osupytheas.fr

Michaël Gillon

University of Liege

Liege, Belgium

Tel: +32 43 669 743

Mobile: +32 473 346 402

Email: michael.gillon@ulg.ac.be

Amaury Triaud

Kavli Exoplanet Fellow, University of Cambridge

Cambridge, United Kingdom

Tel: +44 1223 766 690

Mobile: +44 747 0087 217

Email: aht34@cam.ac.uk

Emmanuël Jehin

University of Liège

Liège, Belgium

Tel: +32 495237298

Email: ejehin@ulg.ac.be

Brice-Olivier Demory

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Bern, Switzerland

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Mobile: +44 78 66 476 486

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Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1706.

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Sous le ciel du Tourond

Depuis deux nuits nous pouvons observer dans des conditions proches de la perfection sous les cieux de la vallée du Tourond… Voici quelques images…

 

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Nuits des étoiles 5 et 6 Août !!!

L’évènement national se tiendra aussi à la haute Corréo, comme dans 300 autres lieux de France et d’Europe.
Nous vous proposons plusieurs activités :

IMG_5992Vendredi 05 Aout

– Observation du Soleil à Haute-Corréo de 15h à 18h : utilisation de plusieurs instruments permettant de voir le Soleil dans différentes longueurs d’onde, ainsi que d’un coronographe pour l’observation des protubérances.

– En soirée, une balade* à la tombée de la nuit accompagnée, pour vous permettre de découvrir l’environnement nocturne aux alentours de notre observatoire, suivie d’une observation de la Lune, Saturne et du ciel profond (nébuleuses, galaxies, amas…) à l’observatoire de Haute-Corréo.

*réservation obligatoire : 0492578317; observatoire@asso-copernic.org

 

IMG_5975Samedi 06 Aout

– Observation du Soleil à Haute-Corréo de 15h à 18h : utilisation de plusieurs instruments permettant de voir le Soleil dans différentes longueurs d’onde, ainsi que d’un coronographe pour l’observation des protubérances.

– En soirée, nous vous convions à un pique-nique (tiré du sac) dans le champ de Copernic, suivi de la projection d’un film dès 21h, à la suite de laquelle nous vous invitons à venir contempler le ciel aux télescopes.

 

 

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Une étrange planète entourée de trois Soleils

Kids

eso1624fr — Communiqué de presse scientifique

7 juillet 2016

Une équipe d’astronomes a capturé, au moyen de l’instrument SPHERE installé sur le Très Grand Télescope de l’ESO, l’image de la toute première planète décrivant une orbite excentrée à l’intérieur d’un système d’étoiles triple. L’orbite d’une telle planète devrait être instable, au point de rapidement l’éjecter du système. Tel n’est toutefois pas le cas. Cette observation inattendue laisse supposer que l’existence de tels systèmes pourrait être plus fréquente que prévu. Les résultats de cette étude paraîtront au sein de l’édition en ligne de la revue Science du 7 juillet 2016.

Tatooine, la planète d’origine de Luke Skywalker dans la saga Star Wars, était un monde étrange dont le ciel abritait deux soleils. Les astronomes viennent de découvrir un système plus exotique encore : une planète inondée de lumière toute la journée durant ou sur laquelle se succèdent trois levers et couchers de soleils quotidiens selon les saisons, dont la durée excède l’échelle de vie humaine.

Ce nouveau monde a été découvert par une équipe d’astronomes pilotée par l’Université d’Arizona, Etats-Unis, au moyen d’une technique d’imagerie directe développée pour le Très Grand Télescope (VLT) de l’ESO au Chili. HD 131399Ab [1], la planète en question, ne ressemble à aucun monde connu. Son orbite autour de la plus brillante des trois étoiles est de loin la plus excentrique observée à ce jour au sein d’un système d’étoiles multiple. De telles orbites sont bien souvent instables parce que soumises à l’attraction gravitationnelle complexe et variable des deux autres étoiles du système. La probabilité de détecter des planètes dotées d’orbites stables semblait donc très mince.

HD 131399Ab se situe à quelque 320 années lumière de la Terre dans la constellation du Centaure. Elle est âgée de 16 millions d’années seulement. Elle est l’une des plus jeunes exoplanètes découvertes à ce jour, et l’une des toutes premières à avoir fait l’objet d’une imagerie directe. Sa température de surface avoisine les 580 degrés Celsius et sa masse est estimée à quatre masses de Jupiter. Elle est l’une des exoplanètes les plus froides et les moins massives détectées au moyen de l’imagerie directe.

“HD 131399Ab est l’une des rares exoplanètes à avoir été imagée directement, et la toute première à arborer une configuration dynamique aussi intéressante” précise Daniel Apai de l’Université d’Arizona, Etats-Unis, l’un des co-auteurs de cette nouvelle étude.

“Pendant environ la moitié de son parcours orbital (qui dure 550 années terrestres), trois étoiles sont visibles dans le ciel : les deux étoiles les plus faiblement lumineuses restent toujours très proches l’une de l’autre et leur distance angulaire à l’étoile la plus brillante varie en apparence tout au long de l’année”, ajoute Kevin Wagner, premier auteur de l’article et découvreur de HD 131399Ab [2].

Kevin Wagner, doctorant à l’Université d’Arizona, a repéré cette planète parmi des centaines de candidates puis dirigé les observations de suivi afin de connaître sa véritable nature.

Cette exoplanète est également la toute première découverte au moyen de l’instrument SPHERE installé sur le VLT. SPHERE est sensible aux longueurs d’onde infrarouges, ce qui lui permet de détecter les signatures des jeunes planètes. Il est par ailleurs doté de fonctionnalités avancées corrigeant des perturbations atmosphériques et bloquant l’aveuglante lumière en provenance de leurs étoiles hôtes.

Des observations répétées et de longue durée seront nécessaires pour précisément déterminer la trajectoire qu’emprunte la planète entre ses étoiles hôtes. Les observations et simulations d’ores et déjà réalisées laissent toutefois entrevoir le possible scénario suivant : l’étoile la plus brillante, baptisée HD 131399A, semble être dotée d’une masse 80% supérieure à celle du Soleil. Autour d’elle, à quelque 300 unités astronomiques (ua) de distance (soit trois cents fois la distance Terre-Soleil) gravitent deux étoiles moins massives notées B et C. En outre, B et C sont, à l’image du Soleil et de Saturne, éloignées de 10 unités astronomiques, et virevoltent l’une autour de l’autre, à l’instar d’une haltère en rotation.

Ce scénario stipule que la planète HD 131399Ab gravite autour de l’étoile A et décrit une orbite dont le rayon avoisine les 80 ua – soit le double de la distance de Pluton au Soleil. Cette orbite conduit la planète au tiers de la distance séparant l’étoile A de la paire d’étoiles B/C. Les auteurs de l’étude précisent que plusieurs scénari orbitaux sont envisageables et que la question de la stabilité du système à long terme requiert, pour pouvoir être tranchée, d’effectuer des observations de suivi d’ores et déjà programmées qui permettront de mieux contraindre l’orbite de la planète.

“Si la planète se trouvait plus éloignée de l’étoile la plus massive du système, elle serait éjectée du système” ajoute Apai. “Nos simulations numériques ont montré que ce type d’orbite peut être stable, mais qu’il suffit de peu pour qu’elle devienne très rapidement instable.”

Parce qu’elles illustrent la façon dont les processus de formation planétaire se mettent en place dans les situations les plus extrêmes, les planètes qui appartiennent à des systèmes d’étoiles multiples présentent un intérêt tout particulier pour les astronomes et les planétologues. A nous qui sommes habitués à orbiter autour d’une seule et même étoile, les systèmes d’étoiles multiples paraissent exotiques. Dans la réalité, ils sont tout aussi fréquents que les étoiles isolées.

“Nous ne pouvons expliquer l’importante excentricité de l’orbite que décrit cette planète au sein de ce système extrême. Nous n’en connaissons pas non plus l’implication sur notre connaissance actuelle des différents types de systèmes planétaires. Elle témoigne en tout cas de l’importante variété des systèmes existants – bien plus importante que nombre d’entre nous l’aurait soupçonnée”, conclut Kevin Wagner. “Les planètes gravitant au sein de systèmes d’étoiles multiples ont fait l’objet de peu d’études, comparées aux planètes orbitant autour d’étoiles simples. Pourtant, elles sont potentiellement tout aussi nombreuses.”

Notes

[1] Les trois composantes du système d’étoiles triples ont été baptisées HD 131399A, HD 131399B et HD 131399C, dans l’ordre décroissant de leurs luminosités apparentes. La planète gravite autour de l’étoile la plus brillante et fut notée en conséquence HD 131399Ab.

[2] Durant la majeure partie de l’année planétaire, les étoiles semblent proches les unes des autres, attribuant à la planète une face éclairée et une face sombre, et la dotant d’un triple lever stellaire simultané ainsi que d’un triple coucher stellaire simultané quotidiens. A mesure que la planète se déplace sur son orbite, les étoiles semblent chaque jour s’éloigner davantage les unes des autres, jusqu’au jour où le coucher de l’une coïncide avec le lever de l’autre, la planète bénéficiant alors d’un éclairement constant, toute la journée durant. Ce phénomène se poursuit sur un quart d’orbite, ce qui représente environ 140 années terrestres.

Plus d’informations

Ce travail de recherche a fait l’objet d’un article intitulé “Direct Imaging Discovery of a Jovian Exoplanet Within a Triple Star System”, par K. Wagner et al., à paraître au sein de l’édition en ligne de la revue Science du 7 juillet 2016.

L’équipe se compose de Kevin Wagner (Observatoire Steward, Université d’Arizona, Tucson, Arizona, Etats-Unis), Dániel Apai (Observatoire Steward et Laboratoire d’Etudes Lunaires et Planétaires, Université d’Arizona, Tucson, Arizona, Etats-Unis), Markus Kasper (ESO, Garching, Allemagne), Kaitlin Kratter (Observatoire Steward, Université d’Arizona, Tucson, Arizona, Etats-Unis), Melissa McClure (ESO, Garching, Allemagne), Massimo Robberto (Institut Scientifique du Telescope Spatial, Baltimore, Maryland, Etats-Unis) et Jean-Luc Beuzit (Université Grenoble Alpes, Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble, Grenoble, France; Centre National de la Recherche Scientifique, Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble, Grenoble, France).

L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’E-ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

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Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1624.

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Dans les profondeurs inexplorées d’Orion

eso1625fr — Communiqué de presse scientifique

Des images infrarouges acquises par le VLT révèlent l’existence insoupçonnée d’un nombre élevé d’objets de faible masse

12 juillet 2016

HAWK-1, l’instrument infrarouge qui équipe le Very Large Telescope (VLT) de l’ESO au Chili, a permis de sonder les profondeurs encore inexplorées de la Nébuleuse d’Orion. L’image spectaculaire obtenue révèle l’existence d’un nombre de naines brunes et d’objets de masse planétaire dix fois supérieur au nombre d’objets connus. Cette découverte questionne le scénario classique de formation des étoiles d’Orion.

Une équipe internationale a utilisé la toute puissance de HAWK-I, un instrument infrarouge installé sur le Very Large Telescope de l’ESO, pour capturer la vue la plus profonde et la plus compréhensive à ce jour de la Nébuleuse d’Orion[1]. L’image d’une beauté spectaculaire qui en résulte a révélé l’existence d’une abondance élevée de naines brunes de faible luminosité et d’objets isolés de masse planétaire. La présence de ces objets de faible masse renseigne sur l’histoire de la formation stellaire au cœur même de la nébuleuse.

La célèbre Nébuleuse d’Orion s’étend sur quelque 24 années-lumière à l’intérieur de la constellation d’Orion. A l’œil nu depuis la Terre, elle présente l’aspect d’une tâche floue au niveau de l’épée d’Orion. Le rayonnement ultraviolet émis par les jeunes étoiles chaudes qu’elles abritent illumine certaines nébuleuses, telle la Nébuleuse d’Orion, ionise le gaz qu’elles renferment et lui confère cette brillance.

La relative proximité de la nébuleuse d’Orion [2] en fait un laboratoire de test idéal des scénarii de formation stellaire. Elle permet de mieux comprendre les processus ainsi que l’histoire de la formation stellaire, et de connaître le nombre d’étoiles de masses différentes qui se sont formées.

Amelia Bayo (Université de Valparaíso, Valparaíso, Chili ; Institut Max-Planck dédié à l’Astronomie, Königstuhl, Allemagne), l’un des co-auteurs de la présente étude et membre de l’équipe de recherche, explique toute l’importance de ce laboratoire céleste : “Déterminer le nombre d’objets de faible masse présents au sein de la Nébuleuse d’Orion permet de contraindre les théories actuelles de formation stellaire. Nous réalisons aujourd’hui que le processus de formation de ces objets de faible masse dépend étroitement de leur environnement.”

Cette nouvelle image a suscité un réel engouement parce qu’elle révèle l’existence insoupçonnée d’un grand nombre d’objets de très faible masse, ce qui invite à penser que la Nébuleuse d’Orion engendre probablement bien plus d’objets de faible masse que d’autres régions de formation stellaire situées à plus grande proximité de la Terre et caractérisées par une plus faible activité.

Les astronomes recensent le nombre d’objets de masses différentes qui se sont formés au sein de régions semblables à la Nébuleuse d’Orion afin de mieux comprendre le processus de formation stellaire [3]. Avant cette étude, les objets arboraient en majorité des masses voisines du quart de celle de notre Soleil. La découverte, au sein de la Nébuleuse d’Orion, d’un grand nombre de nouveaux objets de masses nettement inférieures se traduit par l’existence d’un second maximum, positionné à une valeur bien inférieure, sur la courbe de distribution des étoiles en fonction de leurs masses.

Ces observations invitent par ailleurs à penser que le nombre d’objets de dimension planétaire doit être nettement supérieur aux estimations antérieures. La technologie requise pour observer ces objets facilement n’existe pas à ce jour. Une telle mission incombera au futur Télescope Géant Européen (E-ELT) de l’ESO, programmé pour être opérationnel dès 2024.

Holger Drass (Institut d’Astronomie, Université de la Ruhr, Bochum, Allemagne ; Université Pontificale Catholique du Chili, Santiago, Chili), principal auteur de cette étude, s’enthousiasme : “Notre résultat me semble augurer d’une nouvelle ère dans notre connaissance de la formation planétaire et stellaire. Tant de planètes se situent à la limite de nos capacités d’observation actuelles qu’à mon sens, nous ne pouvons qu’espérer découvrir une multitude de planètes de taille inférieure à celle de la Terre au moyen de l’E-ELT.”

Notes

[1] Les nébuleuses telle que celle d’Orion constituent également ce que l‘on appelle des régions HII, riches en hydrogène ionisé. Ces vastes nuages de gaz interstellaire sont des sites de formation stellaire dans l’Univers.

[2] La Nébuleuse d’Orion se situe à quelque 1350 années lumière de la Terre.

[3] Cette information permet de connaître ce que l’on nomme la Fonction de Masse Initiale (IMF) – une façon de décrire le nombre d’étoiles de masses différentes qui composent une population stellaire à sa naissance. S’ensuit un aperçu des origines de la population stellaire en question. En d’autres termes, construire une IMF précise et disposer d’une solide théorie pour rendre compte de l’origine de l’IMF revêt une importance capitale dans l’étude de la formation stellaire.

Plus d’informations

Ce travail de recherche a fait l’objet d’un article intitulé “The bimodal initial mass function in the Orion Nebula Cloud”, par H. Drass et al., paru au sein de la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

L’équipe est composée de H. Drass (Institut d’Astronomie, Université de la Ruhr, Bochum, Allemagne; Université Pontificale Catholique du Chili, Santiago, Chili), M. Haas (Institut d’Astronomie, Université de la Ruhr, Bochum, Allemagne), R. Chini (Institut d’Astronomie, Université de la Ruhr, Bochum, Allemagne; Université Catholique du Nord, Antofagasta, Chili), A. Bayo (Université de Valparaíso, Valparaíso, Chili; Institut Max Planck dédié à l’Astronomie, Königstuhl, Allemagne), M. Hackstein (Institut d’Astronomie, Université de la Ruhr, Bochum, Allemagne), V. Hoffmeister (Institut d’Astronomie, Université de la Ruhr, Bochum, Allemagne), N. Godoy (Université de Valparaíso, Valparaíso, Chili) et N. Vogt (Université de Valparaíso, Valparaíso, Chili).

L’ESO est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 15 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l’infrarouge. C’est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L’E-ELT sera « l’œil le plus grand au monde tourné vers le ciel.

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Thierry Botti

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Pontificia Universidad Católica de Chile / Astronomisches Institut, Ruhr-Universität Bochum

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Ce texte est une traduction du communiqué de presse de l’ESO eso1625.